La cité historique de Ouidah a été le théâtre d’un rassemblement spirituel de grande envergure les 14 et 15 mars 2026. Sur la plage de Djègbadjji, la 3e édition du rituel d’offrandes « Agbandotho » initiée par Sa Majesté Togbé Yédy a mobilisé une foule impressionnante autour d’un idéal commun, celui de la stabilité du Bénin à l’approche des échéances électorales.
À l’ombre de la Porte du Non-Retour, l’arène culturelle de Ouidah s’est parée de blanc. Sous l’égide de Sa Majesté Togbé Yédy, figure de proue du Comité des Rites Vodun du Bénin (CRVB) et président communal de CNCVB-RACINE Athiémé, des milliers de fidèles, dignitaires et autorités ont convergé vers le couvent Mami-Dan. Ce rendez-vous, désormais incontournable de l’agenda culturel béninois, s’est transformé en un puissant sanctuaire à ciel ouvert, dédié à l’invocation des divinités aquatiques pour la protection de la nation.
Le cœur de cette célébration a battu au rythme des prières pour la cohésion nationale. Alors que le Bénin se prépare pour l’élection présidentielle de 2026, Sa Majesté Togbé Yédy a porté la voix de la communauté Mami-Dan pour implorer la paix et l’unité de tous les fils et filles du pays, un scrutin apaisé et sans violence, la santé du Chef de l’État, Patrice Talon, et la stabilité des institutions.
La cérémonie a été jalonnée de symboles forts. Le rituel des œufs, signe de purification, a ouvert la voie à la libération d’un pigeon blanc, geste solennel traduisant l’aspiration profonde du peuple à l’harmonie sociale. Le point culminant, le rituel « Agbandotho » proprement dit, a vu des offrandes chargées dans une pirogue pour être confiées aux profondeurs de l’océan. Les scènes de transe observées sur le rivage ont témoigné, selon les initiés, de l’acceptation de ces sacrifices par les entités spirituelles.
Au-delà de la foi, cette 3e édition marque une victoire pour la valorisation de l’identité béninoise. L’organisation impeccable, saluée par le Haut Conseil du Culte Mami-Dan et le Gouvernement, confirme que le dialogue entre tradition et modernité est un levier puissant pour le tourisme religieux. En quittant les sables de Djègbadjji, les participants ont emporté avec eux un message, à savoir, à Ouidah, la tradition s’est faite le rempart de la paix nationale.










