Alors que les lampions s’allument sur la 5ème mandature des conseils communaux, un constat amer s’impose dans le sud-ouest du Bénin. La représentativité féminine est en déroute. Si la situation dans le Mono est déjà jugée préoccupante, celle du département frère, le Couffo, est tout simplement criarde.
Le verdict des urnes et des désignations au sein du Couffo frise l’exclusion systémique. Sur les six communes que compte le département, une seule, Lalo, est parvenue à faire siéger des femmes au sein de son conseil. Elles ne sont que deux pour tout un département. Il s’agit de Pelagie Gowui et Brigitte Akoko. Dans les cinq autres communes, le silence des femmes dans l’hémicycle communal est assourdissant. Ce zéro pointé généralisé interroge sur la place réelle accordée aux femmes par les instances de décision des partis politiques dans cette région.
Comment expliquer que malgré les réformes et les discours sur la promotion de la femme, les assemblées locales se vident de leurs composantes féminines ? Cette absence de diversité au sein des conseils communaux du Couffo et du Mono n’est pas qu’une statistique ; c’est un frein au développement inclusif. En confiant les rênes des cités à des assemblées quasi exclusivement masculines, on se prive d’un regard essentiel sur les politiques publiques locales.









