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Gestion des affaires locales à la mairie de Lokossa : le conseiller communal Laurent ZOMAÏ clarifie et situe les responsabilités entre l’Exécutif Communal et l’administration technique

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La gestion des affaires locales à la mairie de Lokossa était au cœur de l’émission  » En toute vérité  » de la radio La Voix de Lokossa, dimanche 16 mars dernier. Invité pour épiloguer là-dessus, le conseiller communal Laurent Zomaï. Dans son style éloquent qu’on lui connaît, il a décrié avec véhémence la gestion qui se fait des différentes affaires locales dans la cité de l’Espérance, tout en situant les responsabilités entre l’exécutif communal et l’administration technique.

En effet, selon les explications données par Laurent Zomaï, les résultats escomptés tardent à être atteints, s’agissant notamment de la gestion financière, la gestion des ressources humaines, la mobilisation des ressources non fiscales, l’efficacité de l’administration, l’attribution dans les règles de l’art des marchés publics et surtout la satisfaction des besoins réels des populations. Selon le conseiller communal, ces contre-performances sont dues, entre autres, aux dysfonctionnements divers et à des insuffisances au nombre desquels un management tributaire des pesanteurs politiques, un système local de gestion des marchés publics inefficace, une lenteur administrative, une gestion budgétaire peu satisfaisante et un manque de collaboration franche entre l’exécutif et l’administration technique notamment le Secrétaire Exécutif.

Et pourtant, indique-t-il, c’est pour régler tout ça que le gouvernement du Président Patrice Talon a engagé la réforme sur la décentralisation avec l’avènement des Secrétaires Exécutifs, qui pour lui, « est importante et nécessaire pour nos collectivités locales. Dans les mairies où le maire et son S.E. s’entendent, tout passe librement et vous n’allez pas entendre de bruit parce que le maire connaît ses prérogatives, le SE connaît les siennes, et les deux mettent tout ça ensemble pour faire bénéficier la population », a analysé Laurent Zomaï.

Pour lui, la politique doit accompagner la technique « Lorsque le SE et son équipe finissent un dossier et qu’ils envoient ça à la DNCMP pour validation, et que ça lambine, le maire doit prendre son bâton de pelerin », a-t-il dit, citant en exemple la gestion des anciens maires Dakpè Sossou et Pierre Awadji, qui grâce à la rigueur, aux critiques et à l’éveil des conseillers, avait permis à Lokossa de se hisser à la tête de toutes les communes du Bénin en matière de gouvernance et de mobilisation des ressources propres. À l’en croire, il est inconcevable que Lokossa soit classée 4eme sur les 06 communes du Mono en matière de mobilisation, soulignant ainsi la mauvaise foi du conseil communal qui aurait du mal à porter un coup de main aux techniciens « Les autres sont venus d’ailleurs. On les a envoyés. La stratégie de convaincre nos parents, de forcer la main à nos parents est différente de celle que les gens vont mener dans les autres communes. Nous, on est parents, nous, on est fils. Nous devons accompagner notre bras technique à la mobilisation des ressources. Mais malheureusement, il y a certains propos…», a-t-il déclaré, fustigeant cette attitude qui n’aide pas la mairie à performer.

Visiblement, Laurent Zomaï connait la source des problèmes. Au cours de l’émission, il l’a clairement évoqué « le chef de l’État leur a coupé le biberon en envoyant une équipe technique… Avant, l’exécutif a le pouvoir d’attribuer des marchés. Là, il y a un peu de copinage. Ce que le Chef de l’État a refusé {…} À la session dernière, j’ai demandé au maire de demander au service technique de me mettre à disposition tous les documents référentiels de tous les marchés qui ont passé de 2020 à aujourd’hui. Ils ne m’ont pas mis ça à disposition », s’est-il désolé, alors qu’il évoquait l’attribution du marché de la réfection de la maison des jeunes d’Agnivèdji. Là-dessus, il a indiqué que les travaux ont été bâclés et qu’il faut impérativement tout reprendre, engageant ainsi la responsabilité de la mairie.

L’autre sujet qui a retenu l’attention du Conseiller Laurent Zomaï est relatif à la situation précaire des femmes balayeuses de la ville, qui ne sont payées depuis plusieurs mois. De ses investigations, l’élu a révélé que le souci viendrait des entreprises ayant gagné les marchés. Il a notamment pointé un doigt accusateur un opérateur économique de la ville qui serait à l’origine de la détresse des femmes. Compte tenu du rôle essentiel que jouent ces dames pour la propreté de la ville, Laurent Zomaï a invité les autorités communales à prendre leurs responsabilités au plus vite.

Pour inverser la tendance, remettre la commune sur orbite et instaurer une nouvelle culture de la gestion et du pilotage des actions locales de développement, Laurent Zomaï soutient qu’il est important et urgent de renforcer la séparation des fonctions comme l’a voulu la loi portant Code de l’Administration territoriale « il faut oublier les questions du marché public, les questions de gestion financière, et contribuer au développement. Ce que je dis, c’est pour que ça se corrige. Je ne suis contre personne. C’est pour que l’exécutif puisse se retrousser les manches et savoir que pendant les huit mois, il peut encore corriger beaucoup de choses. Ça ira à notre avantage parce que je l’ai dit, en 2025 ou en 2026, vers la fin de l’année, on ira dire quoi à nos mandants ? A moins que chacun ira défendre sa tête », a-t-il suggéré. Laurent Zomaï, membre du bureau politique national du BR n’a pas manqué d’appeler l’exécutif communal à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut au sein des différentes commissions. Pour lui, la compétence existe et qu’il suffit de lui faire appel pour que les choses avancent pour le bien des populations.

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