À la veille du nouvel an, le gouvernement béninois a débloqué les derniers fonds du FADeC pour l’exercice 2025. Cette injection massive de ressources garantit la continuité des services publics locaux et soutient les chantiers de développement dans les 77 communes du pays.
C’est par la signature de deux arrêtés interministériels, le 31 décembre 2025, que les ministres Romuald Wadagni de l’Économie et Raphaël Akotegnon de la Décentralisation ont officialisé le transfert de ces ressources. Ce geste administratif permet aux mairies d’aborder l’année 2026 avec une trésorerie sécurisée.
Le volet principal de cette opération s’élève à plus de 34 milliards de FCFA. Ces fonds sont stratégiquement répartis entre deux priorités à savoir investissement 15,39 milliards FCFA pour financer les infrastructures et les chantiers en cours dans les localités et le fonctionnement qui s’élève à 18,78 milliards FCFA. Une enveloppe vitale qui couvre les salaires des élus et du personnel technique, mais aussi le paiement des arriérés d’eau et d’électricité des écoles publiques, évitant ainsi toute rupture du service éducatif.
Selon La Marina, ces fonds, déjà transférés aux communes conformément à l’article 6 de l’arrêté de régularisation, se répartissent ainsi par département : 2,99 milliards de FCFA pour l’Alibori ; 3,50 milliards pour l’Atacora ; 3,89 milliards pour les huit communes de l’Atlantique ; 4 milliards pour le Borgou ; 2,59 milliards pour les six communes des Collines ; 2,64 milliards pour le Couffo ; 1,74 milliard pour les quatre communes de la Donga ; 1,52 milliard pour le Littoral ; 2,16 milliards pour le Mono ; 3,55 milliards pour l’Ouémé ; 2,04 milliards pour le Plateau et 3,48 milliards pour les neuf communes du Zou.
Le second arrêté concerne un reliquat de fonctionnement de 3,82 milliards de FCFA, marqué par deux initiatives fortes du gouvernement. D’abord, soutien aux zones vulnérables. En effet, 320 millions de FCFA ont été fléchés vers 14 communes fragiles. Des localités comme Karimama, Sô-Ava et les Aguégués bénéficient d’un appui exceptionnel de 35 millions de FCFA chacune pour compenser leurs difficultés spécifiques. Ensuite, engagement écologique. Une subvention ciblée a été octroyée pour la gestion des toilettes agro-écologiques, principalement dans le département des Collines (Savalou, Bantè, Dassa-Zoumè, etc.).
Si ces fonds sont désormais disponibles dans les caisses communales, l’État rappelle que la transparence est non négociable. L’utilisation de ces milliards doit scrupuleusement respecter le manuel de procédures du FADeC. Le défi pour les maires est désormais de transformer cette manne financière en projets concrets et visibles pour les populations dès ce mois de janvier 2026.









