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Législatives 2026 : la Cour Constitutionnelle saisie pour invalider le siège du député Michel Sodjinou

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Après la proclamation des résultats définitifs des électorales législatives de 2026, un citoyen vient de saisir la Cour Constitutionnelle pour contester la présence de l’honorable Michel Sodjinou à l’Assemblée Nationale, invoquant une trahison politique et un « défaut de fidélité » envers son parti d’origine. Il s’agit du sieur Gomé O. GOME.

L’objet de la colère du requérant réside dans le départ de l’élu du parti Les Démocrates pour rejoindre les rangs du Bloc Républicain. Dans son recours daté du 21 janvier 2026, Gome fustige ce qu’il qualifie de « comportement inadmissible ». Selon lui, ce changement de camp à la veille des dépôts de dossiers pour les élections générales de 2026 constitue une rupture de contrat moral avec les électeurs.

Le requérant ne mâche pas ses mots pour décrire l’acte du parlementaire. Il évoque une « situation incaractérisable » dans laquelle le député aurait plongé la population qui lui avait accordé sa confiance. Dans le texte transmis au Président de la Cour et diffusé par Stracom, Gomé O. GOME dénonce un « acte prémédité qu’il a posé pour pouvoir détruire non seulement le parti LD mais également honnir les membres de ce dernier ». Pour le plaignant, l’honorable Sodjinou n’est plus en mesure de représenter dignement ses mandants car il n’est « plus du tout un homme de confiance ».

Le recours va plus loin en demandant explicitement à la Cour Constitutionnelle de déchoir le député de son mandat. L’argument central repose sur la protection de l’institution parlementaire « Monsieur le Président, je vous prie de bien vouloir invalider le poste de l’honorable Sodjinou Michel pour défaut de fidélité », écrit-il, ajoutant que maintenir l’élu à son poste pourrait « créer des soucis à ceux qui lui ont renouvelé leur confiance ».

Si le requérant espère voir le siège du député invalidé, les experts en droit constitutionnel restent prudents. Au Bénin, le mandat impératif est nul et le nomadisme politique, bien que moralement critiqué par certains électeurs, n’entraîne pas automatiquement la perte du siège parlementaire selon les textes en vigueur. La décision de la Cour Constitutionnelle est désormais attendue pour situer les parties sur cette volonté de lier le mandat électif à une « obligation de fidélité » partisane.

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