Home Actualité Dossier « Cimetière de Kpomassè » : la CRIET relaxe l’ex-SE Dieudonné Aloukoutou

Dossier « Cimetière de Kpomassè » : la CRIET relaxe l’ex-SE Dieudonné Aloukoutou

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Le dénouement est enfin tombé pour Dieudonné Aloukoutou. Poursuivis pour des soupçons de malversations financières, l’ancien Secrétaire Exécutif (SE) de la mairie de Kpomassè et son co-accusé ont été relaxés au bénéfice du doute par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), jeudi 29 janvier dernier.

Le juge de la chambre de jugement n’a pas suivi la ligne de fermeté tracée par le ministère public. Lors de l’audience de réquisition le 15 janvier dernier, le procureur spécial avait pourtant réclamé une peine de 24 mois de prison avec sursis et une amende de deux millions de FCFA à l’encontre de Dieudonné Aloukoutou et de son collaborateur, Christian Gbaguidi.

En prononçant une relaxe au bénéfice du doute, la Cour estime que les preuves de culpabilité présentées ne sont pas suffisamment établies pour condamner les deux prévenus des chefs d’inculpation d’« abus de fonction » et « complicité d’abus de fonction », renseigne Libre Express. L’affaire avait éclaté suite à des dénonciations sur la gestion d’un marché public portant sur la construction d’un cimetière communal.

Le maire de la commune, Kénam Mensah, s’appuyant sur un rapport de commission, avait pointé du doigt des irrégularités flagrantes à savoir le paiement intégral de l’entreprise prestataire avant la fin des travaux ; la non-réalisation de plusieurs prestations prévues dans le cahier des charges. Ces accusations avaient conduit à l’incarcération préventive de l’ex-SE, avant que ce dernier ne bénéficie d’une liberté provisoire en mars 2025. Son collaborateur, quant à lui, comparaissait librement.

Après plus d’un an de procédure, cette décision vient clore un dossier qui a longtemps agité la vie administrative de la commune de Kpomassè. Si le maire maintenait l’existence de malformations dans l’exécution du contrat, la justice a finalement tranché en faveur de la présomption d’innocence des accusés, faute de preuves irréfutables de leur intention frauduleuse.

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