Le paysage politique de la 5ème mandature dans le Mono révèle une fracture de genre flagrante. Si la commune de Lokossa fait office de bon élève avec 4 femmes au sein de son conseil, et que Houéyogbé sauve l’honneur avec une unique élue, le constat est amer pour le reste du département. À Comé, Grand-Popo, Athiémé et Bopa, la présence féminine est totalement inexistante, zéro élue, posant ainsi la question de l’inclusion des femmes dans les instances de décision locale pour les sept prochaines années.
La cité de l’espérance se distingue nettement dans cette mandature en offrant un visage plus inclusif à sa gouvernance locale. Quatre figures féminines siègent désormais au sein du conseil communal de Lokossa : Sossou Clarisse, Anne-Marie Tognihuidé et Cécile Sossou et Catherine Sédé. Cette présence significative permet à Lokossa d’afficher une mixité qui fait cruellement défaut au reste du département.
À Houéyogbé, la représentativité tient sur les épaules d’une seule femme. Edwige Doudou Todéyahoun est l’unique élue à avoir franchi les portes du conseil, sauvant ainsi la commune d’un score nul en matière de genre. Elle incarne à elle seule la résistance de la participation féminine dans cette localité.
Le contraste est saisissant lorsqu’on tourne le regard vers les quatre autres communes du département. À Comé, Grand-Popo, Athiémé et Bopa, le résultat est sans appel. Aucune femme n’a été élue au sein des exécutifs communaux. Cette absence totale de représentativité dans la majorité des communes du Mono soulève de réelles inquiétudes sur l’efficacité des mécanismes de promotion du leadership féminin au niveau local surtout à un moment où le Président Patrice Talon met un point d’honneur sur la promotion des femmes.
Alors que s’ouvre cette 5ème mandature, le Mono se retrouve face à un défi majeur, celui d’intégrer davantage de femmes dans les cercles de décision pour que la gestion de la cité ne soit plus l’apanage exclusif des hommes.









