Après plusieurs mois de paralysie, le chantier de modernisation de la mairie de Lalo sort enfin de l’impasse. Un blocage technique entre la municipalité et le contrôle départemental des marchés publics a nécessité l’arbitrage musclé de l’ARMP. Retour sur une « guerre de paperasse » qui a failli coûter cher au développement local.
À Lalo, les projets de construction d’une Direction des Systèmes d’Information, d’un service d’archives, d’un parking et la réhabilitation du bâtiment administratif principal n’étaient pas menacés par un manque d’argent, mais par une interprétation rigide des textes. Au cœur du conflit, un budget de 165,52 millions de FCFA et un dossier bloqué pendant plus de 60 jours.
Alors que la mairie avait déjà sélectionné le groupement d’entreprises CDS/NEGOCE/ECOT BENIN pour exécuter les travaux, la Direction Départementale de Contrôle des Marchés Publics (DDCMP) du Mono-Couffo a opposé son veto à deux reprises soit novembre 2025 et février 2026. Le motif ? Un manque de précision « jour par jour » dans le calendrier de mobilisation des ressources de l’entreprise. Pourtant, une zone d’ombre subsistait à savoir, le dossier d’appel d’offres, validé par ce même contrôle, ne fournissait aucun modèle spécifique imposant une telle précision chirurgicale.
Face à ce que les experts ont qualifié d’exigence abusive, la Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP) de Lalo a refusé de céder, dénonçant une insécurité juridique pour les soumissionnaires. Devant l’impossibilité de s’entendre, l’affaire a été portée devant l’Autorité de Régulation des Marchés Publics. Les auditions des 10 et 31 mars 2026 ont été décisives. La Commission de Règlement des Différends (CRD) a tranché.
L’entreprise avait fourni un planning couvrant les six mois de travaux. Le contrôleur départemental ne peut sanctionner une entreprise sur un critère qu’il n’a pas lui-même défini au départ. Les griefs du contrôle départemental ont été déclarés « non fondés ». L’avis rendu le 7 avril 2026 a ordonné la levée immédiate des blocages. Ce qui annonce la fin d’un tunnel administratif. Le développement de Lalo peut désormais reprendre son cours, libéré des entraves d’une bureaucratie jugée excessive.









