Un an après son installation le 26 avril 2025, le Conseil supérieur de transition a fait un grand pas pour l’avenir de l’Église du Christianisme Céleste. Lors d’une cérémonie solennelle retransmise en direct, le rapport de mission de cet organe de restructuration a été officiellement remis au Président Patrice Talon, en présence du président élu Romuald Wadagni, marquant la fin d’une phase intense de réformes.
Le coordonnateur général du Conseil, Bertin Bada, a dressé le bilan de douze mois de travaux acharnés destinés à panser les plaies de divisions persistantes. Selon ses déclarations, les efforts ont permis d’instaurer un dialogue sincère entre les différentes tendances de l’institution.
Les résultats concrets sont déjà visibles. Une nouvelle Constitution a été élaborée, le règlement intérieur a été révisé et l’architecture des futures instances dirigeantes est désormais consolidée. Le projet de réforme va plus loin en proposant une harmonisation de l’organisation des cultes, des cantiques et de certains textes bibliques afin d’aboutir à une gouvernance mondiale unique et consensuelle.
Malgré ces avancées significatives, le Conseil reconnaît que la route vers une unité totale reste parsemée d’obstacles. Trois chantiers cruciaux demeurent ouverts : la fusion physique des branches rivales, la désignation des chefs de diocèse et, surtout, la proclamation tant attendue du pasteur, chef mondial de l’Église. Pour le Conseil, l’œuvre doit maintenant basculer dans sa phase de mise en œuvre opérationnelle pour répondre au désir profond de stabilité des fidèles.
Bien que le Bénin soit une République laïque, Patrice Talon a justifié l’intervention du gouvernement par la nécessité de préserver la paix sociale face aux crises secouant les communautés religieuses. Le Chef de l’État a salué le travail accompli, qualifiant les résultats obtenus d’inespérés.
Le Président a affirmé sa volonté de mettre en œuvre les recommandations du rapport, même si certaines zones d’ombre persistent. Pour lui, l’essentiel réside dans le progrès accompli plutôt que dans la recherche d’une perfection inaccessible. Il a réitéré son espoir de voir les derniers réticents rejoindre le mouvement de réunification.
Dans une perspective de continuité, Patrice Talon a conclu en indiquant qu’il confierait le suivi de ce dossier sensible à son successeur, Romuald Wadagni, afin que le processus de paix religieuse soit porté le plus loin possible.











