Le secteur de l’enseignement secondaire dans le département du Mono traverse une zone de turbulences. Plusieurs millions de francs CFA se trouvent actuellement au cœur de dossiers délicats impliquant des gestionnaires comptables de certains collèges et lycées. Cette situation, qui commence à faire grand bruit, a été publiquement abordée par le Directeur départemental de l’Enseignement secondaire du Mono lors de son passage ce dimanche dans l’émission « En toute vérité » sur les ondes de Radio Mono, la voix de Lokossa.
Trois établissements affolent particulièrement les compteurs avec des scénarios pour le moins originaux. Il s’agit du CEG 1 Agamé, CEG 3 Lokossa et Lycée technique d’Akodéha. En effet, dans ces établissements scolaires, la gestion financière a carrément viré au grand n’importe quoi. On y parle de détournements présumés d’importantes sommes et d’interrogations sérieuses sur les modalités de gestion des caisses.
Au cœur du scandale : des encaissements de contributions d’élèves effectués sans aucune délivrance de reçus, rendant la traçabilité des fonds totalement impossible. Sur le terrain, les techniques frisent le génie artisanal. Disparition magique des reliquats sous prétexte d’une « pénurie de pièces ». Pour couronner le tout, un des gestionnaires a tout simplement déserté son poste pendant des semaines dès que les soupçons ont fuité.
Une fuite en avant qui a mis la trésorerie à sec, laissé les prestataires sur le carreau et envoyé l’affaire direct au commissariat de police de Lokossa après plusieurs plaintes. Au Lycée technique d’Akodéha, on dispose de moins de détails pour l’instant, mais la caisse de l’établissement a elle aussi pris un sacré coup de chaud. Les personnes soupçonnées dans ces malversations sont dans le viseur des autorités compétentes.
« Ces cas évoqués, nous avons eu des retours. Nous avons fait des démarches en tant que service compétent. Nous sommes allés faire les vérifications, des séances et des rapports, le tout dans un compte rendu à la hiérarchie. Ds équipes se sont même déplacées pour venir faire l’enquête. Nous attendons toujours les recommandations », a indiqué le DDEMP-Mono Carlos Atoun.
Pour l’heure, personne ne sait exactement combien de millions se sont envolés dans la nature. Les enquêtes sont en cours pour faire toute la lumière sur ces affaires. En attendant, les parents et les profs croisent les doigts pour qu’on retrouve enfin les sous de l’école !









