Le décès d’une jeune mère suite à son accouchement au Centre Hospitalier Universitaire Départemental (CHUD) de l’Ouémé suscite une vive émotion. Après un témoignage accablant du mari publié ce week-end, l’administration de l’hôpital a décidé de faire toute la lumière sur cette affaire.
Dans une publication devenue virale le 25 janvier, l’époux de la victime dénonce des « négligences fatales ». Selon ses dires sur sa page Facebook, le drame se serait noué entre le 17 et le 18 décembre 2025. Malgré une césarienne planifiée et l’apparition de contractions dès le matin, l’opération n’aurait eu lieu qu’en fin de journée.
Le conjoint déplore surtout la gestion de l’après-opération. ne hémorragie massive serait survenue sans intervention rapide du personnel. Malgré l’achat de sang et de médicaments par les proches, et un transfert en réanimation, la jeune femme a succombé. Le mari souligne également un décalage entre l’heure réelle du décès et le moment de l’annonce officielle par l’hôpital « Dans son bureau, il essaie de m’expliquer la situation, et me rassure que ma femme peut s’en sortir… C’est après les saignements incessants, qu’on l’a appelé à l’aide pour reprendre l’intervention. Toutefois, il me demande de prier pour qu’elle s’en sorte. Je lui demande comment un technicien, professeur d’université, Dr en chirurgie, peut demander à un patient de prier pour vivre. Mon instinct commence par me dire que ma femme est décédée depuis. Et c’est vrai », a-t-il indiqué avant de poursuivre « je ressors de son bureau quelques minutes plus tard. Lui-même descend de garde à 16h, et un autre médecin prend le relais. À 16h20, ce dernier me fait appeler à son bureau. Là , il me demande si la grossesse a vraiment été suivie au CHUD. Je réponds par l’affirmative . Il s’en étonne et me demande si je suis vraiment sûr de cette information. C’est lui qui m’annonce que ma femme est décédée depuis. Il m’amène d’ailleurs voir le corps sans vie de cette dernière, allongé sur un lit. Entre temps, la chirurgienne Aminou Lassissi et son complice avaient déjà vidé les lieux », a relaté le veuf qui conclut « le récit que j’ai fait a été très bref, il y a pleins d’éléments que j’ai volontairement tait, parce que je prends les dispositions pour une action en justice. Il faut que ça s’arrête un jour. On ne peut pas laisser quelqu’un saigner pendant plus de 04 heures d’horloge après accouchement, avant de courir la rouvrir comme un animal, lui ôter son utérus, et demander à ses parents de prier pour qu’elle vive, c’est abominable ».
Interrogée, la direction du CHUD-Ouémé affirme avoir découvert les faits via les réseaux sociaux, aucune plainte formelle n’ayant été déposée auparavant. Toutefois, face à la gravité des accusations, une procédure d’enquête interne a été immédiatement déclenchée pour reconstituer le fil des événements, identifier d’éventuelles responsabilités médicales et informer les autorités de tutelle « actuellement, nous sommes en train de faire des investigations. Dès qu’on aura les vraies informations, nous pourrons les communiquer à notre hiérarchie…nous sommes à l’étape des investigations. Il faut qu’on finisse les investigations pour pouvoir faire les liens de causalité. Pour le moment, on est encore au début des investigations », a répondu la direction à nos confrères de Banouto. L’établissement appelle à la retenue en attendant les conclusions de l’audit médical, indispensable pour établir un lien de causalité entre les soins prodigués et l’issue tragique.









