Présente à Cotonou pour les Vodun Days 2026, la diva internationale Angélique Kidjo a brisé le silence face aux reproches sur son manque de collaborations avec ses compatriotes. Sa position est sans ambiguïté : être Béninois ne suffit pas pour travailler avec elle.
Pour elle, une collaboration doit d’abord servir la musique. Elle refuse de s’associer à un projet uniquement par « solidarité nationale » si la chanson ne peut pas rayonner à l’international « ce n’est pas parce qu’on est Béninois qu’on va travailler ensemble. Quand on fait un son, on est au service de tout le monde, une musique qui va parle pour nous au delà de nos langues, de notre pays. Et si cette musique là n’est pas suffisamment bien, je ne rends service à personne », a affirmé l’artiste.
Elle dit avoir toujours privilégié la rigueur et le résultat final à la complaisance, révélant avoir tenté plusieurs collaborations avec des artistes béninois au-delà de ses succès avec Zeynab, mais précise que certains titres n’ont jamais été diffusés car ils ne respectaient pas ses standards de qualité « j’ai collaboré avec plusieurs artistes Béninois. On m’envoie des projets, je chante dessus… et ça ne sort pas. Je ne peux rien.. L’excellence dans le travail… si tu n’es pas dedans, moi aussi je ne suis pas dedans. Donc oui, c’est la faute à nos artistes eux-mêmes », s’est-elle défendue.
En clair, pour Angélique Kidjo, le professionnalisme et la capacité à produire une œuvre durable sont les seuls véritables critères de sélection, peu importe le pays d’origine de son partenaire.









