À quelques mois de rendre son écharpe présidentielle, Patrice Talon affiche une détermination intacte. Lors du premier Conseil des ministres de l’année 2026, le chef de l’État a sonné le rappel des troupes, exigeant de son gouvernement une mobilisation totale jusqu’au passage de témoin prévu en mai prochain.
Le départ de la Marina approche, mais pas question pour Patrice Talon de relâcher la pression. Selon Wilfried Houngbédji, porte-parole du gouvernement, c’est un président « combatif » qui a présidé la séance du mercredi 21 janvier. Après les échanges de vœux traditionnels, le ton a rapidement viré à l’exigence opérationnelle « C’est un président de la République de combat que nous avons retrouvé à l’occasion de ce premier conseil des ministres de l’année 2026, qui d’ailleurs en a profité pour faire ses bons vœux à l’ensemble de l’équipe, autant qu’il a reçu ceux de l’équipe, par la bouche du ministre d’État, coordonnateur de l’action gouvernementale. C’est un chef de l’État qui a demandé à l’équipe d’être encore plus mobilisés maintenant sur la toute dernière ligne droite ».
Pour lui, l’exécutif doit rester focus sur la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) « au regard de la dynamique créée par les législatives et les communales, dont les chiffres officiels sont connus, nous n’avons pas de doute, mais en même temps, il n’est pas question d’aller dormir sur nos lauriers au risque de se faire dépasser par l’adversaire. Donc d’être focus, mise en œuvre du programme d’action du gouvernement, mais également d’être attentif sur les perspectives politiques prochaines qui s’annoncent », a ajouté Wilfried Houngbédji.
Cette remobilisation intervient alors que le pays est déjà tourné vers la présidentielle du 12 avril 2026. Un scrutin qui verra s’affronter Romuald Wadagni, actuel ministre d’État et dauphin désigné de la mouvance et Paul Hounkpè, figure de l’opposition. Fort des résultats des récentes législatives et communales, le camp présidentiel veut transformer l’essai. Patrice Talon a ainsi instruit ses ministres d’être particulièrement attentifs aux « perspectives politiques » imminentes, tout en assurant la continuité de l’État.









