Au Bénin, les députés de l’Assemblée nationale seront en séance plénière au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo le jeudi prochain pour l’examen et le vote du projet de loi de finances, exercice 2025 estimé à 3 551 milliards de FCFA.
En effet, ce budget de l’État est conçu pour soutenir une croissance économique de 6,8 % et reflète les priorités du gouvernement dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie, les infrastructures et le tourisme. S’il ne prévoit ni création ni augmentation de nouveaux impôts, il pourrait avoir tout de même des conséquences sur la stabilité économique du pays. C’est que pense le Président du Parti Nouvelle Force Nationale. Avant le vote, Apollinaire Wilfried Avognon, comme c’est de lui qu’il s’agit, a tenu à attirer l’attention des députés sur le déficit budgétaire.
Pour lui, voter le budget général de l’État, c’est autoriser à la fois la mobilisation des ressources domestiques à savoir celles de la douane, des impôts et des autres sources de ressources de l’État mais aussi autoriser les dépenses que l’État envisage faire au cours de l’année à venir en termes de prêts, de dons, de subventions etc « Je voudrais vous annoncer que voter le budget, c’est autoriser d’une manière ou d’une autre des marges de manœuvre de la dette pour le pays. Je ne sais pas si nos députés le savent, parce que je me rends compte qu’ils soient de la mouvance ou de l’opposition, ils sont parfois étonnés que l’État décide de faire tel ou tel prêt à un moment donné. C’est pourquoi ils doivent savoir qu’ils autorisent déjà l’endettement à un niveau donné… Je voudrais leur dire de faire attention aux déficits budgétaires », a indiqué Apollinaire Wilfried Avognon. Le Président du parti NFN craint qu’à cette allure, le prochain régime n’ait plus de marge de manœuvre pour faire un seul prêt ou n’ait pas de ressources pour diriger le pays.









