« Toujours les femmes, jamais sans les hommes ! » C’est sous ce cri de ralliement que la place Gogo de Bopa a vibré, les 13 et 14 mars 2026 à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des droits de la Femme (JIF) en différé. Organisé par la Fédération des Associations Communales des Femmes du Mono (FeACoF-Mono), l’événement a été transformé en un véritable plaidoyer pour le droit, l’action, la justice et à la mobilisation pour le 12 avril prochain.
Le top de cette édition 2026, placée sous le thème national « Droit, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles », a été donné par une impressionnante marche pédestre nocturne à travers les artères de Bopa, couplée d’une retraite aux flambeaux symbolisant la lumière de l’émancipation. Le samedi matin, c’est par une célébration eucharistique que les femmes leaders du département ont confié leurs projets et leur protection au Créateur et ont prié pour la paix pendant l’élection présidentielle, avant de se retrouver pour la phase officielle des discours et des réjouissances.
Tout au long de la célébration, une ambiance festive et particulièrement conviviale a prévalu. Des délégations de femmes, venues massivement des six communes du département ont envahi la place Gogo dans une explosion de couleurs et de joie. La fête a été rythmée par des chants traditionnels, des danses au son des rythmes du terroir et des prestations artistiques qui ont magnifié la femme africaine. Ce moment de communion s’est prolongé autour des repas copieux, renforçant les liens de solidarité entre les différentes associations de la fédération.
Dans son allocution, la présidente de la FeACoF-Mono, Justine Senou Tossou, entourée de ses membres, a dressé un bilan positif des avancées sociales. Elle a tenu à saluer l’impact de l’Institut National de la Femme (INF) dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Mais au-delà du social, la présidente a porté un message politique fort « un fils du Mono bientôt élevé à la magistrature suprême, c’est du jamais vu depuis l’indépendance de notre pays. Prenons l’engagement de mouiller le maillot pour qu’au soir du 12 avril 2026, le taux de participation soit très élevé. » Elle a conclu en adressant ses vifs remerciements au Chef de l’État, Patrice Talon, pour son soutien constant à la cause féminine et a mis un point d’honneur à tous ceux qui, de près ou de loin, présents comme absents, ont fortement contribué matériellement et financièrement à la réussite de cette célébration
Véritable moment de ferveur, l’intervention de l’Honorable Gladys Tossou a résonné comme un manifeste pour l’indépendance de la femme béninoise. Figure de proue de cette lutte dans le département, l’élue du peuple a, une fois de plus, prouvé qu’elle est toujours aux côtés des femmes, les accompagnant sans relâche depuis des années dans le cadre de cette célébration. S’exprimant au nom de ses collègues Mahougnon Kakpo et Dakpè Sossou absents, son message, empreint d’une autorité naturelle a invité ses paires à l’éveil et à l’action immédiate « nous, en tant que femmes, nous devons agir. Nous devons prendre notre destin en main et travailler à nous autonomiser. Je voudrais que chaque femme, dans son environnement, travaille à se faire respecter pour devenir le type de leader qu’il faut pour notre pays. »
Analysant les acquis juridiques sous le gouvernement du Président Patrice Talon, elle a toutefois appelé à une vigilance de tous les instants « nous pensons que les droits des femmes sont à un niveau acceptable, mais il reste encore à faire. Chacune de nous doit rester éveillée, parce qu’il suffit de rien du tout pour que tout soit relégué au dernier rang. » Elle a conclu son intervention sur une note d’unité territoriale et politique, célébrant le choix porté sur un fils du département pour la prochaine élection présidentielle « le développement de notre pays ne se fera jamais sans nous. Notre pays comptera sur toutes ces femmes pour aller de l’avant. Le 12 avril prochain, chacun a le devoir d’aller exercer son droit de vote, et nous devons voter utile pour le duo Wadagni-Talata ».
La présence massive des cadres et élus du département a témoigné de l’importance de l’événement à travers le Préfet du Mono, Bienvenu Milôhin, aux côtés de son prédécesseur Senan Zinsou, des maires de Bopa Abel Djossou et de Houéyogbé Casimir Sossa, des anciens maires de Lokossa Gervais Hounkpè Houénou, de Houéyogbé Olympe Glago, l’ancien DG SBEE Laurent Tossou, SGAM MDC Crescentia Tossou, SGAM MAEP Maxime Gounsè, l’Honorable Robert Sognigbé ainsi que des Honorables députés Charles Gagnon, Gisèle Sewadé, Félix Siavi alias Akouèoundozo, Isidore Zandjou, Barthélémy Gagnon, des présidents des mouvements de soutien du duo Wadagni-Talata et d’autres leaders. Tous ont unanimement magnifié le rôle pivot de la femme dans la société et salué la résilience des membres de la FeACoF, tout en réaffirmant leur engagement à soutenir l’épanouissement et le développement du Mono par une participation féminine active et protégée sans oublier d’appeler à soutenir le duo Wadagni-Talata.
En quittant la place Gogo, la FeACoF-Mono a non seulement célébré ses droits, mais elle a surtout scellé un pacte pour l’avenir, celui d’une femme autonome, respectée et actrice majeure du développement du Bénin.












