À l’aube d’un double scrutin décisif pour Houéyogbé, Christophe Agbodji, figure de proue de l’Union Progressiste le Renouveau, dévoile une stratégie ambitieuse..Entre soutien massif de la diaspora et ralliement du Collectif des cadres, le candidat expose son « Ambition 2033 » : un projet de société complet où la modernisation de l’artisanat, le programme pour 1 000 jeunes et la valorisation de l’identité Sahouè dessinent les contours d’une alternance qu’il juge désormais inéluctable. Dans cet entretien, le conseiller communal détaille tout 👇
Journaliste : Monsieur AGBODJI, à quelques jours des élections communales, pourquoi ce projet de société reste-t-il central dans votre démarche ?
Christophe AGBODJI : Parce qu’une élection ne doit pas être qu’une recherche de suffrages ; elle doit être une proposition d’avenir. Houéyogbé mérite une vision claire et ambitieuse. Notre commune possède un potentiel exceptionnel : une jeunesse dynamique, une culture sahouè riche, des savoir-faire forts et une diaspora remarquable qui vient encore de démontrer son attachement au territoire. Ce projet propose une transformation crédible, fondée sur la bonne gouvernance, l’innovation et l’équité sociale.
Journaliste : Vous évoquez souvent l’ambition 2033. Quelle est la vision que l’UPR porte pour Houéyogbé ?
Christophe AGBODJI : Notre objectif est de faire de Houéyogbé une commune stable, performante et inclusive. Une commune respectée pour la qualité de sa gouvernance, la force de son économie locale, sa cohésion communautaire et sa capacité à valoriser son identité sahouè. En d’autres termes : retrouver la fierté, rétablir la confiance et améliorer concrètement le quotidien.
Journaliste : Les infrastructures figurent parmi vos priorités. Que propose l’UPR pour les améliorer ?
Christophe AGBODJI : Nous allons réhabiliter les pistes rurales prioritaires, notamment celles de Doutou Nord, essentielles pour l’économie vivrière. Nous renforcerons l’accès à l’eau potable, l’éclairage public solaire, l’assainissement et la gestion des eaux pluviales. Ces actions toucheront directement les ménages, les producteurs, les commerçants, les élèves et les chefs de ménage. L’enjeu est de redonner de la dignité aux populations.
Journaliste : Vous parlez aussi d’une gouvernance nouvelle. En quoi consistera-t-elle ?
Christophe AGBODJI : Elle sera moderne, transparente et participative. Nous digitaliserons l’administration, simplifierons les procédures, sécuriserons la gestion foncière et mettrons en place une plateforme de transparence pour les décisions publiques. Nous instaurerons un budget participatif et créerons le Collectif des cadres de Houéyogbé comme instance d’appui stratégique. D’ailleurs, je voudrais saluer publiquement le Collectif des cadres : son engagement clair en faveur de la liste UPR témoigne de la qualité de notre projet et de la confiance placée dans notre équipe.
Journaliste : Comment financerez-vous ces actions sans alourdir les charges des populations ?
Christophe AGBODJI : En diversifiant intelligemment les sources de financement. Par des partenariats structurants, la valorisation des actifs communaux, la modernisation des régies et l’innovation financière : contrats d’impact social, crowdfunding territorial, Fonds communal pour l’innovation. Je tiens aussi à remercier la diaspora de Houéyogbé pour son soutien déterminant. Elle s’est mobilisée avec force pour porter le projet de l’UPR et soutenir l’alternance à la tête de la commune. Nous travaillerons avec elle pour transformer cette mobilisation en projets concrets.
Journaliste : L’économie locale et la poterie de Sè représentent des enjeux importants. Quelles sont vos propositions ?
Christophe AGBODJI : Nous voulons moderniser le Centre artisanal de Sè, créer un label territorial et structurer les filières agricoles, halieutiques et artisanales autour de pôles de transformation. Nous mettrons en place un incubateur artisanal et agricole ainsi que des foires commerciales et plateformes numériques pour ouvrir l’accès aux marchés. L’économie locale doit devenir un moteur d’emploi et de revenus.
Journaliste : Que proposez-vous pour les jeunes, qui constituent la majorité de la population ?
Christophe AGBODJI : Les jeunes seront au centre de notre action. Nous lancerons un Centre communal des compétences et de l’innovation, un réseau de mentors et le programme “1 000 jeunes formés – 500 jeunes installés”. Nous voulons accompagner la jeunesse dans l’entrepreneuriat, les métiers techniques, l’agriculture moderne et l’artisanat spécialisé. Leur réussite est notre priorité.
Journaliste : Quel sera votre engagement en matière d’environnement ?
Christophe AGBODJI : Nous protégerons les ressources naturelles, réhabiliterons les sites dégradés, instaurerons une police verte communale et développerons des forêts agroécologiques. Houéyogbé doit être une commune résiliente face aux changements climatiques.
Journaliste : Et concernant l’éducation et la santé ?
Christophe AGBODJI : Nous réhabiliterons les écoles, relancerons les unités villageoises de santé, renforcerons la prévention et la nutrition scolaire et instaurerons des registres numériques pour le suivi des élèves. L’éducation et la santé seront au cœur de notre mandat parce qu’elles conditionnent tout le reste.
Journaliste : La culture sahouè occupe une place centrale dans votre projet. Pourquoi ?
Christophe AGBODJI : Parce que c’est notre identité et notre force. Nous valoriserons la mémoire de la guerre des Sahouè à travers la bravoure de notre ancêtre Hounza Sômakpon, l’histoire de Gbetô Aya et l’héritage de Sossa Guédéhoungué. Nous créerons un Espace culturel sahouè, organiserons un festival annuel et développerons un circuit touristique complet. La culture n’est pas un luxe : c’est un moteur économique et un levier de cohésion.
Journaliste : À quelques jours du vote, quel est votre message aux populations de Houéyogbé ?
Christophe AGBODJI : Je veux dire merci à toutes celles et ceux qui se mobilisent pour le changement. Merci à la diaspora, dont l’engagement a été exemplaire. Merci au Collectif des cadres pour son choix clair et courageux. Le peuple sahouè mérite une gouvernance digne, moderne et tournée vers l’avenir. Dimanche prochain, nous avons l’opportunité d’ouvrir une nouvelle page pour Houéyogbé. Ensemble, faisons le choix de l’alternance constructive et du développement durable. L’UPR a une vision, une équipe et un projet. L’heure est venue de transformer notre potentiel en résultats.
MAIRIE DE HOUÉYOGBÉ
PROJET DE SOCIÉTÉ UPR – MANDAT COMMUNAL 2026–2033
VERSION COURTE
INTRODUCTION
Houéyogbé dispose d’un potentiel humain, culturel et économique encore sous-exploité. Le projet de société de l’Union Progressiste le Renouveau propose une transformation fondée sur la bonne gouvernance, l’innovation, l’équité sociale, l’implication citoyenne et la valorisation de l’identité sahouè.
VISION POUR 2033
Une commune stable, performante et inclusive, reconnue pour la qualité de sa gouvernance, la vitalité de son économie locale, la cohésion communautaire et l’exemplarité de sa valorisation culturelle.
AXE 1 : INFRASTRUCTURES ET SERVICES ESSENTIELS
– Réhabiliter les pistes rurales prioritaires, notamment à Doutou Nord.
– Étendre l’accès à l’eau potable et à l’éclairage public solaire.
– Assurer l’assainissement par une brigade de salubrité et des campagnes régulières.
Impact : Un cadre de vie assaini, une mobilité améliorée et une réduction des maladies hydriques.
AXE 2 : GOUVERNANCE, RESSOURCES ET PARTICIPATION
– Digitaliser l’administration et simplifier la gestion foncière.
– Mettre en place une plateforme de transparence et un budget participatif.
– Structurer le Collectif des cadres comme instance d’appui stratégique.
– Prévenir les litiges par des cellules villageoises de médiation.
Impact : Une gouvernance fiable, lisible et participative.
AXE 3 : ÉCONOMIE LOCALE ET SAVOIR-FAIRE
– Structurer les filières agricoles, halieutiques et artisanales.
– Moderniser et valoriser la poterie de Sè (Centre artisanal, label territorial).
– Créer un incubateur artisanal et agricole.
Impact : Une économie diversifiée, compétitive et créatrice d’emplois.
AXE 4 : JEUNESSE, FORMATION ET EMPLOI
– Créer un Centre communal des compétences et de l’innovation.
– Lancer le programme “1 000 jeunes formés – 500 jeunes installés”.
– Développer des formations techniques, numériques, agricoles et artisanales.
Impact : Une jeunesse mieux formée, autonome et active dans le développement territorial.
AXE 5 : ENVIRONNEMENT ET RÉSILIENCE CLIMATIQUE
– Protéger les ressources naturelles et promouvoir l’agroécologie.
– Réhabiliter les sites dégradés par l’exploitation du gravier.
– Mettre en place une police verte et des forêts agroécologiques.
Impact : Une commune durable, résiliente et écologiquement responsable.
AXE 6 : ÉDUCATION, SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE
– Réhabiliter les écoles publiques et renforcer les centres de santé.
– Relancer les unités villageoises de santé.
– Promouvoir la prévention, la nutrition scolaire et l’alphabétisation.
Impact : Une population mieux instruite, mieux soignée et plus protégée.
AXE 7 : CULTURE, MÉMOIRE ET TOURISME
– Valoriser la mémoire de la guerre des Sahouè et l’histoire de Gbetô Aya.
– Développer un circuit touristique intégrant artisanat, forêts sacrées et rites patrimoniaux.
– Créer un Espace culturel sahouè et un festival annuel.
Impact : Une identité renforcée et un tourisme générateur de revenus.
MÉTHODE DE MISE EN ŒUVRE
– Planification stratégique sur sept ans alignée sur le PDC.
– Suivi-évaluation annuel et tableau de bord trimestriel.
– Mobilisation du secteur privé, de la diaspora et du Collectif des cadres.
– Concertation permanente avec les chefs traditionnels et les communautés.
CONCLUSION
Le projet UPR propose une alternance constructive, réaliste et ambitieuse pour Houéyogbé. Il mise sur les forces existantes de la commune — sa culture sahouè, sa jeunesse, ses ressources et son potentiel économique — pour engager un développement structuré, durable et inclusif.









