La commune d’Athiémé a tourné une page de son histoire administrative ce jeudi 19 février 2026. Dans une ambiance de solennité républicaine, François Assou a officiellement pris les rênes, succédant à Saturnin Dansou. La cérémonie de passation de charges a été rehaussée par la présence de l’Honorable Alice Mélevi Dadégnon, des élus locaux et des forces vives de la commune, le tout sous l’autorité du Préfet du Mono, Bienvenu Milôhin.
Devant l’assistance, il a été procédé à la signature des documents officiels, de l’échange des parapheurs contenant les dossiers stratégiques de la cité et du port de l’écharpe tricolore par le nouveau maire, l’investissant officiellement de ses pouvoirs pour les sept prochaines années.
Le maire sortant, Saturnin Dansou, désormais conseiller communal, a jeté un regard fier sur ses sept années de gestion. Il a notamment souligné l’aboutissement de projets structurants « nous avons travaillé pour la concrétisation du projet phare le plus cher de la commune, celui de la construction de la voie qui enfin est une réalité sous mon mandat. » Ému, il a salué la grâce divine et le soutien du gouvernement pour avoir entendu les « cris de cœur » des populations d’Athiémé.
Fidèle à sa rigueur, le Préfet Bienvenu Milôhin a adressé une mise en garde sans équivoque au maire entrant. Si le prédécesseur a bénéficié de l’indulgence liée à la transition des réformes, l’ère François Assou sera celle de la responsabilité absolue « Cette excuse ne sera pas valable pour vous. […] Je vous l’annonce : aucune erreur ne sera tolérée parce qu’on verra derrière vous tout ce que nous disions de beau hier, mais qui peine à être traduit en réalité. »
Dans son discours d’investiture, François Assou a affiché ses ambitions pour la 5e mandature. Conscient de l’immensité de la tâche, il entend transformer la commune en un pôle économique et social « nous avons à bâtir une ville d’Athiémé assainie et digne de ses filles et fils. […] Bâtir une commune attractive pour les investisseurs et où les femmes et les hommes, les jeunes et les enfants mangeront à leur faim. »
La cérémonie s’est achevée sur une note d’espoir. Si le Préfet a rappelé que « les hommes passent mais les institutions demeurent », François Assou semble avoir pris la mesure du défi. À Athiémé, le temps des discours cède désormais la place à l’action, avec pour seul boussole le bien-être des populations de la cité des Bois Blancs.














