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Maison d’arrêt de Porto-Novo : les femmes détenues se servent des pots comme oreillers pour dormir, dénonce Amnesty International

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À la maison d’arrêt de Porto-Novo, les conditions de détention des prisonniers laissent à désirer. Surtout les femmes détenues vivent le calvaire et exposées à toutes sortes de maladies. Ce sont les révélations faîtes par le coordonnateur médias et surveillance des Droits Humains Glory Hossou lors d’une conférence de presse tenue le 10 décembre 2024 à Cotonou.

En effet, la délégation d’Amnesty International Bénin a dévoilé les résultats d’une mission d’observation menée dans les 11 prisons du Bénin. Le rapport de cette mission met en lumière des conditions de détention alarmantes dans ces prisons notamment à la maison d’arrêt de Porto-Novo « Je voudrais ici rappeler la situation critique des femmes de la maison d’arrêt de Porto-Novo à l’entrée de la capitale politique du Bénin. Ces femmes-là, dans leur bâtiment où elles sont détenues, quand les délégués de la mission internationale étaient dans cette maison d’arrêt-là, n’avaient pas de toilettes internes dans les bâtiments, elles étaient obligées de payer des pots dans lesquels elles font leurs besoins et en même temps elles se servent de ces pots-là comme oreillers pour dormir la nuit », a révélé Glory Hossou qui imagine « un peu quel est le scénario que ces femmes-là ont dû à longueur de journée quand on sait qu’on doit les enfermer le soir et ouvrir la porte des bâtiments le matin avec tous les dégâts qui peuvent se causer, tous les gestes malencontreux ou qui peuvent se poser à l’intérieur avec le renversement des pots sur des co-détenues et autres », a-t-il déploré.

Glory Hossou déplore également les conditions des des hommes de la maison d’arrêt de Porto-Novo « Eux aussi dans leur bâtiment il n’y a pas de toilettes internes. Ils ont un grand tonneau qui est placé au centre du bâtiment qui recueille des urines et des matières fécales. Et dans cet environnement figurez-vous qu’il y a des gens qui dorment, qui conservent de la nourriture et il y en a qui dorment debout. Les gens dorment à même le sol sur le côté et si par malheur vous avez envie d’uriner la nuit et que vous vous levez c’est que vous allez perdre votre place, vous n’allez plus retrouver votre place après », a indiqué Glory Hossou, coordonnateur médias et surveillance des Droits Humains au micro de Crystal News.

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