Les métiers techniques intéressent de plus en plus de femmes qui décident de briser les stéréotypes et de se lancer dans des carrières autrefois dominées par les hommes. Cependant, nombreuses sont ces femmes qui continuent encore de se heurter à des préjugés, tant dans leur formation que sur leurs lieux de travail. C’est le constat amer qu’a fait Faridath Naro Assouma, brillante ingénieure en énergie. À travers un post publié ce mardi, elle n’a pas caché son indignation face à ces clichés qui visent surtout les femmes au visage attrayant et particulièrement élégante. Lisez plutôt 👇
J’aime bien cette photo de moi. Elle me rappelle mes plus grandes batailles. Cette fois-ci, pas dans le milieu politique mais dans ma carrière professionnelle.
Une femme au visage attrayant ne devrait pas être intelligente! A son allure élégante et sa posture féminine, il n’est pas croyable qu’elle puisse être ingénieure, ce n’est probablement qu’une façade sans aucune compétence.
J’ai longtemps porté le poids de ce regard du milieu professionnel qui ne tolère pas qu’une jeune femme puisse s’affirmer et être compétente dans un secteur historiquement réservé aux hommes.
Quel faute à nous ? Ne pouvons-nous pas raisonner comme des hommes? Les tournevis seraient-ils trop lourds pour nous dans une centrale électrique? Ou ne pourrions-nous pas relever des chiffres sur des compteurs?
Oh non! Peut-être que des hommes seraient-ils trop distrait pour décider si une femme technique aux bonnes allures faisait partie d’une réunion très importante!
Alors non! Toi femme, tu ne pourras pas être à ce poste de décision!
Le mieux est de rester dans l’ombre et servir ces hommes, ces hommes qui pour la plupart ne basent leur résultats que sur tes nuits blanches de travail acharné.
Mais pourtant, il y’a des femmes hauts cadres, dans plusieurs secteurs. A quel prix? Au prix de l’étiquetage et des stéréotypes de tout genre.
Dans mon secteur à moi, malgré toutes les batailles que j’ai d’ailleurs moi-même menées avec plusieurs organisations depuis 2019 pour la promotion des jeunes filles dans les métiers techniques et des femmes à des postes de décision, l’épine demeure sous le pied.
C’était mon cri de cœur et mon soutien envers toutes ces femmes qui cartonnent dans l’ombre pour permettre aux hommes de brandir des trophées en public.









