La justice a rendu son verdict ce mercredi 11 mars 2026 dans l’affaire tragique du décès d’une parturiente au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) de l’Ouémé. Le Tribunal de première instance de Porto-Novo a reconnu trois professionnels de santé coupables d’homicide involontaire.
Au terme d’un procès suivi de près par l’opinion publique, trois des quatre agents de santé mis en cause ont été condamnés à 24 mois de prison, dont 12 mois fermes et 12 mois assortis de sursis. Outre la peine privative de liberté, chacun devra s’acquitter d’une amende de 200 000 FCFA. Sur le plan civil, le tribunal a ordonné aux condamnés de verser solidairement la somme de 5 millions de FCFA de dommages et intérêts au plaignant et à la succession de la victime. À noter que la quatrième personne poursuivie pour « non-assistance à personne en danger » a été relaxée par le tribunal.
L’affaire avait éclaté sur la place publique le 25 janvier dernier, suite à un témoignage bouleversant de Marius Godonou, l’époux de la défunte, sur les réseaux sociaux. Dans une publication devenue virale, il relatait les circonstances du décès de sa femme, survenu le 18 décembre 2025 après une césarienne. Il y dénonçait des négligences graves et une mauvaise gestion de la prise en charge médicale, déclenchant une vague d’indignation nationale qui a finalement porté le dossier devant les tribunaux.
Cette décision de justice marque une étape importante dans la lutte contre l’impunité au sein des structures sanitaires. Elle rappelle la responsabilité pénale des agents de santé dans l’exercice de leurs fonctions et l’obligation de diligence envers les patients, particulièrement lors d’interventions délicates comme les césariennes.









