Malgré la disqualification de leur duo candidat par la Cour constitutionnelle, six députés influents du parti Les Démocrates, ainsi que l’ancien député Patrick Djivoh, ont pris la parole pour un message clair : le processus électoral pour la présidentielle doit se poursuivre « dans la paix et la concorde ». Réunis à Cotonou ce mardi, les signataires ont choisi de se soumettre au verdict de la Cour constitutionnelle, qui a validé la veille les deux seuls duos éligibles.
Pour ces figures du parti d’opposition, l’enjeu dépasse la frustration partisane « Dans la circonstance actuelle où le pouvoir d’État doit résolument changer de main, notre responsabilité politique et citoyenne nous exige de souhaiter que le processus en cours aille à son terme dans la paix et la concorde… ». Patrick Djivoh, Chantale Adjovi, Elise Aïhe, Léansou Do Rego, Joël Godonou, Denise Houmènou et Akim Radji appellent ainsi les duos restants en course à ne pas oublier « les attentes sociales du plus grand nombre ». Leur déclaration insiste sur le fait que rien ne devrait justifier l’arrêt du processus électoral en cours.
Le groupe a également manifesté son soutien à la déclaration faite quelques heures plus tôt par Renaud Agbodjo, l’ex-candidat du parti à la présidentielle. Tout en acceptant le dénouement électoral, les élus réaffirment leur attachement indéfectible à la vision et aux valeurs de leur formation politique. Patrick Djivoh, chargé des Affaires électorales du parti, a conclu leur prise de parole par un engagement fort « Notre idéal ne moura pas. Il ne sera ni rangé, ni mis en veille. Il constitue un besoin pressant pour les populations, et le devoir nous commande de continuer sa promotion par tous les moyens républicains possibles. »









