En janvier 2024, la commission des lois de l’Assemblée nationale a rejeté la proposition de loi spéciale d’amnistie au profit de Reckya Madougou, Joël Aïvo et d’autres personnalités de l’opposition en exil. Cette décision est intervenue par vote dans une commission où les élus du parti d’opposition Les Démocrates, auteurs du projet, sont minoritaires.
Plus d’un an après, le parti a saisi l’occasion de la session ordinaire de l’Assemblée nationale de cette année pour évoquer le sujet. L’honorable Nourénou Atchadé, président du Groupe Parlementaire Les Démocrates, a dans un message, interpellé le Président Louis Vlavonou et ses collègues de toutes chapelles politiques confondues, sur la nécessité de revenir sur cette loi « Je me rappelle que nous avons un grand et bon dossier qui dort dans vos tiroirs : la loi d’amnistie. Monsieur le Président est-ce qu’on ne pouvait pas entretemps dépoussiérer cette loi-là et l’étudier ? », a-t-il demandé.
Le président de la République, poursuit-il, « a souhaité sortir par la grande porte. (…) Je crois qu’on peut aider le président de la République en faisant cela…Allons chercher cette loi pour la travailler ensemble dans (l’entièreté, ndlr) des députés toutes tendances confondues et on va la voter. Vous verrez que toute la République va vous saluer », a souligné l’opposant qui estime que l’adoption de cette loi permettra de décrisper le climat social à l’approche des élections générales de 2026.









