Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la CENA, le parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) est enfin sorti de son mutisme. Dans une déclaration de presse publiée ce jeudi 28 janvier 2026 depuis Abomey-Calavi, le bureau politique dresse un réquisitoire sévère contre le système électoral et l’éviction de l’opposition.
Après être restée silencieuse depuis le double scrutin du 11 janvier, la FCBE justifie cette attente par la volonté d’analyser l’ensemble des résultats. Le constat est amer. Le parti s’en sort avec 00 député et 00 maire avec des scores médiocres qui ne lui ont pas permis d’être éligible à la répartition de sièges. Analysant l’ensemble des élections, le bureau politique estime que le résultat est la preuve que « notre système démocratique est en panne ». La FCBE pointe du doigt les réformes politiques engagées depuis 2016, les qualifiant de « unilatérales » et porteuses de « division, d’exclusion et de déséquilibre institutionnel ».
Loin de n’y voir qu’une défaite mathématique, le parti dénonce une « déchéance morale » du processus électoral notamment « achat de conscience et d’agents électoraux, bourrage d’urnes et votes multiples, retards ciblés et « tripatouillages ». Face à ce tableau, le parti que dirige Paul Hounkpè est catégorique « Les résultats proclamés ne sauraient servir de baromètre au choix du peuple ».
Se présentant comme la seule force ayant expérimenté toutes les réformes de la « Rupture » malgré les attaques, la FCBE estime être la mieux placée pour juger le système actuel. Elle y voit une absence totale de « transparence, d’équité et de liberté de choix ». Malgré la question qui taraude ses militants « Continuer l’aventure ou s’arrêter ? », le parti choisit la voie de la résilience. Refusant de compromettre la paix nationale, le bureau politique exhorte ses sympathisants au courage et à la sérénité.
En clair, la FCBE ne rend pas les armes mais déplace le combat sur le terrain de l’engagement citoyen. Qualifiant la situation actuelle de « suffisamment grave », elle appelle le peuple béninois à un « sursaut patriotique » pour sauver les acquis démocratiques de la Conférence des Forces Vives de la Nation.









