La révision de la Constitution, adoptée par l’Assemblée nationale le 14 novembre dernier et validée par la Cour constitutionnelle le vendredi 12 décembre 2025, continue d’alimenter une vive controverse politique. Léon Comlan Ahossi, député démissionnaire des Démocrates a adressé un appel direct au Chef de l’État Patrice Talon.
Invité sur Crystal News, l’élu de la 17ᵉ circonscription électorale, et soutien du candidat Romuald Wadagni, s’est vivement opposé aux dispositions phares du nouveau texte. En effet, Léon Ahossi a réaffirmé son hostilité aux points suivants, l’instauration de la trêve politique, la création d’un Sénat et le passage au septennat.
Léon Comlan Ahossi a franchi un pas en demandant explicitement au Président Patrice Talon de ne pas promulguer la nouvelle Constitution, malgré sa validation juridique. Le problème soulevé par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale est avant tout de fond. Il a affirmé que « la révision elle-même n’a pas été une bonne chose ». Il a par ailleurs dénoncé les conditions d’adoption du texte, pointant notamment les coupures d’électricité survenues durant la séance parlementaire.
Selon lui, cet incident « rabaisse le président de l’Assemblée », Louis Vlavonou, et s’ajoute aux raisons justifiant l’abandon du processus de promulgation. Rappelant que « l’homme peut changer à tout moment », Léon Comlan Ahossi a réitéré son souhait « j’avoue que je ne souhaite pas qu’il (Patrice Talon, ndlr) promulgue » la nouvelle loi.









