C’est un véritable scandale de santé publique qui vient d’être étouffé. Le jeudi 26 février 2026, une unité de production clandestine de tomates en conserve a été mise sous scellés lors d’une opération conjointe entre la Direction du Développement Industriel et la Police républicaine. Les produits saisis, consommés à grande échelle, ne contenaient en réalité aucune trace de tomate.
Le coup de filet a permis de mettre fin aux activités d’un réseau de contrefaçon alimentaire opérant dans l’ombre. Selon des sources gouvernementales, l’unité incriminée produisait des conserves dont la composition est effrayante. Il s’agit d’un mélange de farine de soja, de colorant rouge et de sel. Ce cocktail chimique, savamment dosé pour imiter l’apparence et la texture du concentré de tomate, était vendu sur le marché national au mépris total de la santé des populations.
En effet, des sacs de farine de soja stockés à même le sol et des installations insalubres témoignent de l’opacité de cette entreprise. Les employés travaillaient dans des conditions hors normes, sans aucun contrôle sanitaire, mettant ainsi en danger la vie de milliers de foyers béninois qui utilisaient ce produit quotidiennement dans leurs cuisines.
Grâce à la vigilance de la Direction du Développement Industriel, ce réseau de distribution à grande échelle a été démantelé avant qu’un drame sanitaire majeur ne survienne. Les autorités ont rappelé que la mise sur le marché de produits alimentaires contrefaits constitue un crime grave contre la nation.
Une enquête approfondie est actuellement en cours pour identifier tous les complices de cette chaîne criminelle, des fournisseurs de matières premières aux distributeurs finaux. En attendant, les autorités appellent les consommateurs à une vigilance accrue lors de l’achat de produits de grande consommation et à privilégier les marques certifiées.










