Ces derniers mois, la présence de l’armée française dans les pays africains notamment ceux de l’ouest est fortement critiquée et fait l’objet de rejet. Elle est même chassée dans plusieurs pays notamment le Burkina Faso, le Niger et autres. Mais elle résiste et multiplie les stratégies pour revenir et se maintenir sur le continent. C’est dans cette veine qu’un projet de création du Commandement pour l’Afrique (CPA) est actuellement en gestation.
En effet, c’est cette nouvelle structure qui chapeautera à partir du mois de septembre prochain, l’action de l’armée française sur le continent africain. La création de ce pôle était dans les cartons depuis plusieurs mois, comme l’a dévoilé l’AFP. En détails, une vingtaine d’officiers ont d’ores et déjà été affectés à ce futur commandement africain, qui devrait à terme voir ses effectifs monter à près de 80.
Le CPA a pour mission de coordonner l’action des contingents français déployés en Afrique et notamment dans les bases d’Abidjan, Dakar, Libreville et N’Djamena. Au Tchad, les effectifs français présents à N’Djamena devraient être divisés par trois pour passer de 1 000 à 300. Le nombre de militaires français à Dakar devrait, quant à lui, être abaissé selon une hypothèse basse à 80 permanents. De leur côté, le Gabon comme la Côte d’Ivoire devraient ne conserver chacun qu’une centaine d’éléments, contre les 350 et 600 soldats que les deux pays abritent respectivement à l’heure actuelle.
Ce Commandement pour l’Afrique est directement inspiré du Commandement Terre pour les opérations aéroterrestres en Europe (CTE), basé à Lille, dont la création avait été annoncée par Paris en octobre 2023. Si le site de la forteresse du Mont-Valérien a un temps été envisagé pour accueillir le futur CPA, celui-ci s’établira finalement à Balard, dans le 15e arrondissement de Paris, au ministère des armées. Selon AfricaIntelligence, la direction de la nouvelle structure a été confiée au général Pascal Ianni.









