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Surprise : Chabi Yayi brise les codes et rejoint Romuald Wadagni

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C’est un coup de tonnerre qui vient de retentir sur l’échiquier politique béninois. À seulement trois semaines du premier tour de la présidentielle prévu le 12 avril 2026, Chabi Yayi, fils de l’ancien président Thomas Boni Yayi, a officialisé son soutien au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni.

Annoncée en exclusivité à Jeune Afrique ce mardi 24 mars, cette décision marque une rupture historique. Chabi Yayi, qui occupait encore récemment le poste stratégique de secrétaire aux relations extérieures du parti Les Démocrates, choisit de rejoindre le camp de l’actuel ministre des Finances face au candidat de la FCBE, Paul Hounkpè.

Pour Chabi Yayi, ce choix n’est pas une trahison, mais un acte de « pragmatisme ». Il évoque une décision « mûrement réfléchie » et une réelle « convergence » de vues entre son propre programme et les réformes portées par Romuald Wadagni. Chabi Yayi, qui connaît Romuald Wadagni de longue date, dit être resté « toujours très proche » du ministre de l’Économie et des Finances, qui « s’est montré à l’écoute, y compris lors de différends politiques…S’il venait à être élu, une nouvelle page s’ouvrirait dans le pays », a-t-il affirmé, soulignant avoir toujours trouvé en Romuald Wadagni un « homme de dialogue », capable d’écoute même au plus fort des différends politiques.

Au-delà de l’alliance électorale, ce ralliement porte en lui les germes d’une possible réconciliation nationale. Chabi Yayi ne cache pas son ambition de peser sur les dossiers sensibles, notamment celui des personnalités politiques en détention. Il exprime son souhait de « contribuer à faire des propositions pour permettre de revoir la situation des personnalités en délicatesse avec la justice », ouvrant ainsi la porte à un débat sur le sort de Reckya Madougou et Joël Aïvo.

Ce positionnement est d’autant plus frappant que Chabi Yayi a lui-même été inquiété par la justice récemment. Interpellé en décembre 2025 dans le cadre de l’enquête sur la tentative de coup d’État du lieutenant-colonel Pascal Tigri, il reste à la disposition de la police judiciaire. Pourtant, l’homme assure n’avoir « conservé aucune rancœur personnelle ».

En rejoignant Romuald Wadagni, Chabi Yayi ne se contente pas de changer de camp ; il redessine les contours d’une élection qui, jusqu’ici, semblait promise à une continuité stricte. Ce soutien de poids pourrait bien être le signal d’une mutation profonde de la classe politique béninoise à l’aube de 2026.

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