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Système partisan avec l’alliance de partis politiques ne partageant pas les mêmes idéaux : la réforme a du plomb dans l’aile selon Boni Richard Ouorou

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Le système partisan a du plomb dans l’aile et a très peu de chance pour aboutir. C’est l’analyse que fait Richard Boni Ouorou, politologue et président du Mouvement Liberal de cette réforme très chère au Président Patrice Talon.

En effet, cette réforme vise à réduire sensiblement le nombre de parti politique légalement constitué au Bénin. Ainsi, le pays est passé de plus de 200 partis politiques à une vingtaine actuellement. Des micros partis se sont mis ensemble pour créer deux grands blocs pour la mouvance présidentielle et un grand bloc pour l’opposition avec d’autres partis satellites.

Cependant, les partis qui existent actuellement, comme d’ailleurs ceux qui ont été détruits par le système partisan, ne sont construits autour d’aucune idéologie, mais plutôt autour des personnes et des intérêts personnels. Des problèmes ayant conduit à l’initiation de cette réforme existent et persistent. C’est du moins ce que pense Richard Boni Ouorou « La réforme du système partisan initiée par le chef de l’État n’a pas encore réussi à s’implémenter, et les conditions actuelles laissent peu d’espoir quant à son aboutissement », a-t-il indiqué.

Selon lui, « cette impasse s’explique principalement par l’alliance de partis qui, fondamentalement, ne partagent pas les mêmes idéaux. La majorité des partis qui ont été absorbés dans ce processus l’ont été en raison de la volonté de leurs dirigeants de se protéger contre d’éventuelles représailles (CRIET ET AUDIT) ». Le Président du Mouvement Liberal estime que « ces alliances, souvent perçues comme incestueuses, reposent sur des intérêts personnels plutôt que sur des valeurs communes ou des programmes cohérents. Elles sont ainsi vouées à l’éclatement dès que la raison d’être de ces unions — souvent liée à la présence d’un parrain — vient à disparaître », prévient Richard Boni Ouorou.

Dans ce contexte, l’acteur politique soutient « qu’il est préférable d’opter pour la persuasion plutôt que la contrainte », puisque pour lui, « en cherchant à démontrer à Patrice Talon l’existence de grands regroupements, on a contraint des adversaires à s’unir, créant des coalitions qui, bien qu’imposantes sur le papier, ne reposent ni sur une idéologie partagée ni sur un projet de développement cohérent. Ces partis apparaissent donc comme des entités majeures aux yeux de Patrice Talon, mais ne représentent pas un véritable engagement envers un projet politique substantiel », a-t-il analysé avant de jeter un pavé dans la mare de Noël Chadaré, le tout nouveau militant de l’Union Progressiste le Renouveau « Quant au syndicaliste politicien, il faudra lui apprendre que jamais un Parti de gauche n’appuie un projet de droite et vice-versa. C’est un début pour faire la différence », a-t-il conclu.

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