Me Adrien Houngbédji n’est toujours pas convaincu de la fusion entre sa chère formation politique Parti du renouveau démocratique ( PRD ) et l’ex-Union Progressiste ( UP ). Deux ans après cet événement majeur, l’homme doute encore et l’a fait savoir ce week-end lors d’une cérémonie d’échange de vœux à Porto-Novo.
Depuis 2022, le PRD et l’UP n’existent plus politiquement. La fusion des deux partis politiques a donné naissance à l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R). Mais les récents propos du Président Adrien Houngbédji font croire que ce mariage n’a toujours pas été consommé. Adrien Houngbédji reste très attaché à son parti qui, pour lui, ne disparaîtra pas « 𝙉𝙤𝙪𝙨 𝙖𝙫𝙤𝙣𝙨 𝙘𝙧éé 𝙡’𝙐𝙣𝙞𝙤𝙣 𝙋𝙧𝙤𝙜𝙧𝙚𝙨𝙨𝙞𝙨𝙩𝙚 𝙡𝙚 𝙍𝙚𝙣𝙤𝙪𝙫𝙚𝙖𝙪 (𝙐𝙋-𝙍). 𝙉𝙤𝙪𝙨 𝙨𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨 𝙢𝙚𝙢𝙗𝙧𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙡’𝙐𝙋-𝙍. 𝙅𝙚 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙡’𝙖𝙞 𝙙𝙞𝙩 𝙥𝙡𝙪𝙨𝙞𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙛𝙤𝙞𝙨, n𝙤𝙪𝙨 𝙣𝙚 𝙨𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨 𝙥𝙖𝙨 𝙧𝙚𝙣𝙩𝙧é𝙨 𝙙𝙚𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙚𝙣 𝙨𝙤𝙧𝙩𝙞𝙧. Nous sommes rentrés 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙮 𝙧𝙚𝙨𝙩𝙚𝙧, 𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙥𝙖𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙙𝙞𝙨𝙥𝙖𝙧𝙖î𝙩𝙧𝙚. 𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙖𝙪 𝙥𝙧𝙞𝙭 𝙙𝙚 𝙡𝙤𝙪𝙧𝙙𝙚𝙨 𝙣é𝙜𝙤𝙘𝙞𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙖𝙫𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙧é𝙪𝙨𝙨𝙞 à 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙘𝙚 𝙡𝙤𝙜𝙤-𝙡à. 𝙉’𝙖𝙫𝙚𝙯-𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙥𝙖𝙨 𝙫𝙪 𝙦𝙪’𝙞𝙡 𝙮 𝙖 𝙡’𝙖𝙧𝙘-𝙚𝙣-𝙘𝙞𝙚𝙡 𝙨𝙪𝙧 𝙡’𝙖𝙧𝙗𝙧𝙚 ? 𝙇’𝙖𝙧𝙘-𝙚𝙣-𝙘𝙞𝙚𝙡 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙫𝙚𝙣𝙪 𝙡à 𝙥𝙖𝙧 𝙝𝙖𝙨𝙖𝙧𝙙. 𝙉’𝙖𝙫𝙚𝙯-𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙥𝙖𝙨 𝙫𝙪 𝙦𝙪’𝙤𝙣 𝙖 𝙢𝙞𝙨 𝙡𝙚 𝙍𝙚𝙣𝙤𝙪𝙫𝙚𝙖𝙪 ? 𝙇𝙚 𝙍𝙚𝙣𝙤𝙪𝙫𝙚𝙖𝙪 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙫𝙚𝙣𝙪 𝙡à 𝙥𝙖𝙧 𝙝𝙖𝙨𝙖𝙧𝙙. 𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙧𝙘𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙚 𝙧ê𝙫𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧𝙨𝙪𝙞𝙫𝙞𝙤𝙣𝙨, 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙖𝙫𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙫𝙤𝙪𝙡𝙪 𝙦𝙪’𝙤𝙣 𝙣𝙚 𝙡’𝙤𝙪𝙗𝙡𝙞𝙚 𝙥𝙖𝙨. Voilà pourquoi au moment de nous mettre ensemble avec nos amis de l’Union Progressiste (UP), nous avions fait en sorte que l’arc-en-ciel reste et que le Renouveau soit mis. Ça nous oblige », a-t-il expliqué.
« Quand, poursuit-il, on vous dit que le PRD a disparu, que le PRD a fusionné, dites que le PRD n’a pas disparu. Le PRD, nous le portons dans nos cœurs. Le PRD a fusionné. Je ne suis même pas sûr que le PRD ait vraiment fusionné. Mais dites que le PRD est une sensibilité au sein de l’Union Progressiste le Renouveau et c’est parce que nous avions voulu que l’opinion publique et le peuple sachent que nous sommes une sensibilité que nous avions tout fait pour que notre logo demeure et que le Renouveau soit écrit », a-t-il martelé avant d’ajouter « 𝘾𝙚 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙪𝙣 𝙘𝙝𝙚𝙢𝙞𝙣 𝙛𝙖𝙘𝙞𝙡𝙚 ! 𝙉𝙤𝙪𝙨 𝙖𝙫𝙤𝙣𝙨 𝙧𝙚ç𝙪 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙪𝙥𝙨 𝙚𝙩 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙚𝙣 𝙧𝙚𝙘𝙚𝙫𝙧𝙤𝙣𝙨 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙧𝙚. 𝙉’𝙖𝙮𝙚𝙯 𝙥𝙖𝙨 𝙥𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙪𝙥𝙨. 𝙈𝙤𝙞 𝙦𝙪𝙞 𝙨𝙪𝙞𝙨 𝙡à, 𝙦𝙪𝙖𝙩𝙧𝙚 𝙫𝙞𝙣𝙜𝙩 𝙩𝙧𝙤𝙞𝙨 𝙖𝙣𝙨, 𝙟’𝙚𝙣 𝙧𝙚ç𝙤𝙞𝙨 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙧𝙚. La dernière fois, j’ai pris l’armagnac des anciens présidents du Bénin et des anciens présidents de l’Assemblée nationale. Je me dis que je suis un privilégié. Il n’y a pas beaucoup qui ont atteint l’âge que j’ai atteint aujourd’hui. Je voudrais dire à nos amis qui ont réussi à avoir une place quelque part, c’est toujours au nom du parti que vous l’avez eu. C’est au nom d’un rêve que vous l’avez eu, que vous pouvez le perdre à tout moment, mais que nous ne disparaîtrons pas », a rassuré Adrien Houngbédji.









