C’est le deuxième jour de procès dans l’affaire de détournement présumé de 4 milliards FCFA à la direction générale des impôts. L’audience s’est ouverte ce mardi à 9 heures à la CRIET avec l’invitation du principal accusé, Carlos Adohouannon à la barre.
Il a été interrogé sur la disparition des fonds « Après la passation et compte tenu des nombreuses années passées en prison, je ne peux plus dire exactement combien mon prédécesseur m’a laissé dans le caveau et le coffre-fort. Je préfère que l’on se réfère au PV signé par moi et mon prédécesseur. Mon salaire du budget national est d’environ 110 000 et avec les primes, je peux atteindre 500 000 par mois. Je possède une maison à Agla Hlazounto et une RAV4. Le caveau et le coffre-fort ont une clé et j’ai changé la clé et le code après la passation. Si quelqu’un veut la clé, il ne peut pas avoir accès au caveau ni ouvrir le coffre-fort », a-t-il confié avant d’ajouter « Il est de notoriété publique que je passe souvent mes journées avec le Directeur de Gestion des Ressources (DGR). Il me demande constamment de l’argent pour ses travaux et me donne des chèques que je peux encaisser une fois qu’il a approvisionné son compte après avoir collecté sa tontine. Les montants sont souvent de l’ordre de 1 million ».
À la question de savoir comment se fait-il que les fonds ont disparu si tant est que personne n’a la clé ni le code, Carlos Adohouannon a répondu non « Ce n’est pas qu’ils ont disparu. Mais c’est une situation qui a conduit à cela », a déclaré l’ancien régisseur. À len croire, il y avait plus de 4 milliards FCFA dans le caveau. Et quand les fonds sont mis à sa disposition, il approvisionne le compte Fonds spécial d’équipements (FSE), puis garde le reste par devers lui, rapporte Banouto. Le procès se poursuit et on suit pour vous.









