Sazuékpa, un village de l’arrondissement de Kpinnou à Athiémé, a été le théâtre d’un événement marquant ce 28 mars 2025, célébrant la Journée Internationale des Droits de la Femme. Organisée par Violette Houngbédji, bénéficiaire du programme d’Appui à l’Égalité du Genre , cette journée a permis à 31 femmes issues de plusieurs villages voisins de bénéficier d’une formation précieuse sur le leadership féminin et l’autonomisation économique. Un objectif clair : autonomiser les femmes rurales.
Cette rencontre s’inscrit dans une démarche stratégique visant à promouvoir l’autonomisation des femmes rurales, en leur fournissant les outils nécessaires pour exceller dans des rôles de leadership au sein de leurs communautés et dans leurs activités économiques. Violette Houngbédji, initiatrice de l’événement et native de Sazuékpa, a placé cet atelier sous le thème : « Promotion du Genre à travers l’autonomisation des femmes : la place du leadership féminin dans ce processus « .
Les femmes participantes provenaient des villages de Condji-Agnamè, Bocohoué, Azonlihoué, Yénanwa, Codji, Zounhouè et Sazuékpa. Membres des Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), elles ont été formées sur des concepts essentiels relatifs au leadership féminin, à l’autonomie économique et à la gestion associative. L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer les capacités des femmes pour les aider à devenir des leaders dans leurs activités et à prendre des décisions importantes dans la gestion de leurs affaires.
Dans son intervention, Violette Houngbédji a insisté sur la nécessité de repenser le leadership féminin. Elle a expliqué de manière détaillée la distinction entre un leader et un chef. Selon elle, « le leader est une personne qui inspire et motive les autres à travers sa vision, sans imposer ses idées. Il partage sa pensée et fait en sorte que ses collaborateurs s’engagent de manière volontaire et harmonieuse. En revanche, un chef donne des ordres et attend leur exécution ».
Cette distinction a permis d’ouvrir un débat animé parmi les participantes, certaines ayant exprimé des opinions divergentes, mais toutes ayant finalement reconnu la nécessité de développer des qualités de leader dans leur parcours personnel et professionnel. Le leadership féminin, tel qu’expliqué par Madame Houngbédji, repose sur des valeurs de collaboration, de partage, et de respect mutuel.
Les qualités essentielles du leader féminin
L’atelier a permis aux participantes de découvrir les qualités indispensables pour devenir un bon leader. Violette Houngbédji a détaillé des traits comme la confiance en soi, l’estime de soi, l’esprit d’écoute, la capacité à motiver et à inspirer les autres, tout en soulignant l’importance de l’exemplarité et du respect des autres. Elle a aussi abordé l’importance de l’autodiscipline, qui est un aspect fondamental du leadership, et a encouragé les femmes à être constantes dans leurs efforts pour se perfectionner.
En outre, la formation a porté sur le leadership communicationnel et sur la manière dont les femmes peuvent utiliser une communication efficace pour influencer positivement leur environnement, qu’il s’agisse de leurs familles, de leurs communautés ou de leurs partenaires d’affaires.
Au delà de la formation pratique, Violette Houngbédji a présenté le programme PAEG (Programme d’Appui à l’Égalité du Genre), en soulignant son rôle clé dans la promotion du genre et l’accessibilité équitable des femmes dans tous les secteurs de la société « l’objectif principal de ce programme est de permettre aux femmes d’avoir un accès équitable aux ressources et de devenir autonomes, afin qu’elles puissent participer activement à la prise de décision dans leur communauté et dans leur domaine professionnel », a-t-elle précisé. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités et d’encouragement à l’initiative personnelle et collective. 
Les échanges pendant l’atelier ont été riches et interactifs. Les participantes ont pu poser des questions, partager leurs expériences et obtenir des réponses claires sur la manière de gérer les défis quotidiens auxquels elles sont confrontées. «J’ai veillé à rendre cette formation aussi interactive que possible, pour m’assurer que toutes comprennent bien les concepts abordés. Leur enthousiasme et leur participation active m’ont montré que le message était bien passé », s’est réjouie Violette Houngbédji à la fin de la session.
Cet événement a été un véritable succès. Les femmes de Sazuékpa et celles des villages environnants sont reparties avec un sentiment de satisfaction, mais aussi un engagement fort à mettre en pratique ce qu’elles ont appris pour renforcer leur rôle dans la société.










