Le Président de la République, Patrice Talon, a de nouveau interpellé son prédécesseur, l’ancien Président Thomas Boni Yayi, l’accusant non seulement de manœuvres politiques, mais aussi de sabotage économique et de complicité avec des individus en délicatesse avec la justice. C’était lors d’une interview accordée ce mardi 04 novembre 2025.
Le Président Talon a dénoncé l’action d’un individu qu’il a clairement identifié comme un proche de l’ancien Chef de l’État et des Démocrates, utilisant les réseaux sociaux pour nuire à l’image économique du pays « Il y a un monsieur qui fait des posts sur les réseaux sociaux, qui est un poulain du Président Yayi Boni, un proche des Démocrates. Un protégé du Président Yayi Boni, je sais de quoi je parle. Qui raconte sur les réseaux sociaux que nul ne doit aller investir au Bénin, n’allez pas au Bénin, vous serez escroqués, vous serez broyés, vous serez mis en prison. Les Béninois sont des voleurs, ils vont vous voler, ils vont vous escroquer. L’État du Bénin va vous escroquer aussi », a-t-il indiqué.
Le Chef de l’État a exprimé son indignation face à cet acte de dénigrement, soulignant que cette démarche porte préjudice à la nation tout entière, et non à lui seul « C’est un Béninois qui est un proche du Président Boni Yayi qui dit de pareilles choses sur les réseaux sociaux. Mais j’aurais voulu dire au Président [Boni Yayi] : dites-lui d’arrêter, parce qu’il ne porte pas préjudice à Talon. C’est le Bénin. Quand je vais partir, il dira quoi ? Allez le diable est parti, allez-y investir ? »
Poursuivant ses révélations, le Président Talon a relaté une récente rencontre avec Thomas Boni Yayi concernant des web-activistes incarcérés « Quand le Président est venu me voir il y a quelques jours, il y a des web-activistes qui sont dans la même dynamique qui seraient en détention aujourd’hui. Le Président Yayi Boni m’a prié de faire quelque chose pour les libérer. »
Face à cette requête, le Président Talon a affirmé avoir rappelé son respect de l’indépendance judiciaire : « Je dis mais je ne commande pas la justice. » Cependant, c’est la réponse de son prédécesseur qui a mené à une accusation sans appel « Il dit non, faites quelque chose, quand ils vont sortir, ils ne recommenceront plus. Je lui ai dit si vous pouvez en jurer, il dit oui. C’est alors que je lui ai dit : donc vous êtes le commanditaire. Par cette formule, Patrice Talon met en doute l’innocence de l’ancien président, suggérant qu’il serait à l’origine des agissements de ces individus.









