Ce mardi, à l’occasion d’une interview, le Président de la République, Patrice Talon a clarifié la situation politique et les conséquences de la réforme du système partisan, se disant « malheureux » de l’absence du parti Les Démocrates (LD) à la dernière présidentielle, mais rejetant toute responsabilité.
Selon le Président Talon, si le parti Les Démocrates avait conclu un accord de coalition ou de gouvernance avec la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), leur candidature n’aurait pas été invalidée « Les parrainages de la FCBE (qui en dispose de 6 ou 7) auraient permis aux Démocrates d’être présents. Ils ont choisi de marcher sur la corde raide. Quand on tombe, il ne faut pas chercher les boucs émissaires ailleurs. » En substance, il estime que LD a choisi de prendre des risques en refusant l’alliance qui aurait assuré leur participation.
Pour démentir toute volonté d’exclusion, le Président Talon a rappelé avoir donné une consigne publique aux partis de sa majorité, Union Progressiste du Renouveau et Bloc Républicain « J’ai demandé même à l’UPR et au BR de rester disposés à signer avec Les Démocrates un partenariat ou un accord de gouvernance. […] C’est ma consigne pour que les cadres entendent que le chef de la majorité souhaite que l’UPR et le BR puissent signer avec n’importe quel autre parti, y compris Les Démocrates.» Il insiste sur le fait que la signature d’un tel accord est une simple « déclaration d’intention » et non une obligation de nomination ministérielle future, mais que celle-ci aurait suffi à maintenir LD dans la course.
Le Président Talon conclut en insistant sur le but ultime du Code électoral, notamment l’exigence des 20 % des suffrages dans chaque circonscription pour les législatives à venir « À défaut d’accords de gouvernance, […] chaque parti devra réaliser 20 % de suffrages dans chacune des 24 circonscriptions législatives. Aujourd’hui, aucun parti n’est en mesure de le faire », a-t-il confié. Selon lui, l’objectif affiché est donc de pousser tous les partis, y compris ceux de la majorité, à travailler ensemble pour atteindre le seuil et garantir la consolidation du système partisan.









