Au cours d’une rencontre avec la presse ce mercredi, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a fait le point sur les affrontements violents qui ont eu lieu, notamment autour de la résidence du Chef de l’État.
Selon le porte-parole, les combats ont été « rudes et violents » à la résidence présidentielle, qui a été défendue par la Garde Républicaine sous les ordres de son chef et assistée du Chef de l’État lui-même. Du côté des éléments loyalistes, le gouvernement déplore la perte d’un agent de la Garde Républicaine, et un blessé grave, qui est pris en charge.
Quant aux mutins, le porte-parole a indiqué qu’il y a eu des blessés et des morts, mais que les assaillants sont partis avec les corps, rendant difficile un décompte précis à l’heure actuelle. Selon les estimations du commandant de la Garde Républicaine, l’escouade qui s’est portée sur la résidence du Chef de l’État, avec des blindés et autres engins, était composée d’une centaine d’hommes. En incluant ceux qui se sont portés vers la Télévision nationale (SRTB), le porte-parole estime que le nombre total de mutins déployés sur le terrain se situait entre cent et deux cents personnes.
Toutefois, Wilfried Léandre Houngbédji a tenu à préciser que le « gros lot » de ces soldats n’était probablement pas au courant du plan initial. Selon lui, on n’organise pas un coup d’État en informant 200 personnes. Il a suggéré que de nombreux soldats ont été mobilisés par leurs supérieurs le jour J et ont découvert la nature réelle de la mission une fois sur le terrain, expliquant pourquoi certains ont fui par la suite.









