En pleine campagne pour les élections générales de 2026, Paul Hounkpè, Secrétaire Exécutif National de la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), a vivement dénoncé la révision de la Constitution intervenue en novembre 2025 et promulguée un mois plus tard par le chef de l’État.
L’un des points majeurs de discorde concerne l’instauration d’une « trêve politique » entre deux cycles électoraux. Pour le leader des Cauris, cette disposition est une menace directe pour la liberté d’expression « Cette trêve s’apparente à un bâillonnement de la classe politique et de la société civile », a-t-il martelé lors de son passage à Bopa, estimant que cette mesure fragilise les fondements mêmes de la démocratie béninoise.
La colère de Paul Hounkpè porte également sur les nouvelles règles du parrainage. Le texte révisé dispense en effet le président sortant de la quête de parrainages pour sa réélection, tandis que ses challengers doivent obtenir le soutien de 15 % des élus (députés et maires). Une inégalité de traitement flagrante selon l’ancien chef de file de l’opposition, qui y voit un verrouillage du jeu politique, selon Banouto.
Face à ces modifications qu’il juge illégitimes, Paul Hounkpè propose une solution radicale : redonner la parole au peuple. Pour lui, il faut faire réviser le texte par la prochaine législature et soumettre toute modification de la loi fondamentale à un référendum. En tournée de soutien aux candidats FCBE, Paul Hounkpè a promis aux électeurs que son parti fera de l’annulation ou de la validation populaire de cette réforme une priorité absolue une fois à l’Assemblée nationale.









