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Législatives 2026/Répartition des sièges : « la coalition permet d’être éligible, pas d’être élu », prévient un expert électoral

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Alors que le Bénin retient son souffle dans l’attente des résultats du double scrutin du 11 janvier 2026, les règles d’attribution des sièges suscitent de nombreux débats. Entre seuil de représentativité et accords de coalition, l’expert électoral Clotaire Olihidé apporte un éclairage crucial sur les pièges de la loi.

Selon l’article 146 du Code électoral modifié en 2024, le verrou est strict. En effet, pour espérer obtenir un siège de député, un parti doit impérativement recueillir au moins 20 % des suffrages exprimés dans chacune des circonscriptions électorales. Cette disposition place la barre très haut pour les formations politiques, les obligeant à une assise nationale homogène.

Pour contourner la difficulté de ce seuil, la loi autorise des accords de coalition. Mais attention, ce mécanisme obéit à des conditions précises. Un parti ne peut bénéficier d’une coalition que s’il a d’abord obtenu au moins 10 % des voix au niveau national. En dessous de ce chiffre, ses voix sont « perdues » et ne peuvent être cumulées avec celles de ses partenaires. Si la condition des 10 % est remplie, les partis alliés peuvent additionner leurs scores pour tenter d’atteindre ensemble les 20 % requis dans une circonscription.

C’est ici que réside la nuance technique expliquée par Clotaire Olihidé lors de son entretien à Africaho. Si la coalition aide à franchir le seuil d’éligibilité (le droit de participer au partage), elle ne garantit pas de siège « La coalition permet de se sauver pour l’éligibilité au partage. Cela ne veut pas dire que vous avez déjà un siège », précise l’expert.

Contrairement à une alliance où les voix sont fusionnées en une seule liste, dans une coalition, les partis restent distincts. Une fois le seuil des 20 % franchi collectivement, le calcul des sièges se fait individuellement. Si, au sein d’une coalition victorieuse, un petit parti n’a pas assez de voix en propre pour décrocher un siège face à son partenaire plus puissant, il finira bredouille malgré l’accord. En clair, la coalition est un bouclier contre l’élimination directe, mais elle ne protège pas les petits partis de l’hégémonie de leurs propres alliés lors de la répartition finale des sièges. Les grandes tendances sont annoncées pour ce jeudi.

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