Au Togo, un groupe de jeunes activistes a annoncé des manifestations violentes et des actes de vandalisme ciblant les biens publics et privés les 26, 27 et 28 juin prochains.
Les organisateurs appellent ouvertement à défier l’autorité de l’État et à s’en prendre aux forces de l’ordre, sans aucune demande d’autorisation préalable, en violation flagrante des règles encadrant les rassemblements publics.
Fait marquant : ces manifestations ne sont pas initiées par les partis politiques, mais par des repris de justice exilés en Europe que tente de rejoindre des partis sans ancrage électoral, par pur opportunisme. Menés par la DMP coalition déjà affaiblie et désavouée par l’échec retentissant des manifestations du 6 juin dernier. 
Ces partis voient dans ce désordre une dernière chance de perturber le processus électoral et d’empêcher la progression d’autres formations, qu’elles soient issues du pouvoir ou de l’opposition légitime. Pendant ce temps, les principaux partis d’opposition au Togo se sont clairement désolidarisés de cette démarche, la dénonçant comme irresponsable et contraire à l’intérêt général.
Au fond, cette récupération de dernière minute par des partis sans base crédible illustre moins une volonté démocratique qu’une stratégie de blocage face à des élections municipales qu’ils savent déjà perdues d’avance.
S.E









