Ce vendredi 16 janvier 2026, le Bénin a commémoré le 49ᵉ anniversaire de l’agression mercenaire de 1977. Lors d’une cérémonie empreinte de solennité, le Général de Corps d’Armée Fructueux Gbaguidi a salué la mémoire des soldats tombés au front, tout en établissant un parallèle avec les récents événements qui ont secoué l’institution militaire et tout le pays.
Le 16 janvier reste une date gravée dans le marbre de l’histoire béninoise. Pour le Chef d’État-Major Général, cette journée est dédiée à ceux qui ont sacrifié leur vie pour que le pays reste souverain « Il y a 49 ans, notre pays a été victime d’une attaque de mercenaires qui a failli emporter le Gouvernement du Président Mathieu Kérékou », a rappelé le Général Gbaguidi. Il a invité la nation à une pensée profonde pour ces « martyrs tombés au nom de la République ».
Dans son discours rapporté par Bip radio, le Général Gbaguidi a lié cette page sombre de l’histoire à une actualité beaucoup plus récente et brûlante. Selon ses propos, la stabilité du pays a été mise à rude épreuve il y a peu de temps « il y a quelques jours, l’histoire a failli se répéter. Le 7 décembre, des frères d’armes ont pris les armes contre la République pour renverser le Gouvernement. Une fois encore, le Bénin est resté debout », a-t-il déclaré, soulignant avec fermeté l’échec de cette tentative de déstabilisation interne.
Au-delà de l’aspect politique, le Général a rendu un vibrant hommage au quotidien des soldats béninois engagés sur divers fronts, notamment dans la lutte contre le terrorisme au nord du pays. Pour lui, porter l’uniforme n’est pas un métier ordinaire, mais un engagement sacré « S’engager, c’est un sacerdoce. C’est fricoter avec la mort au quotidien. Parfois la donner, parfois la recevoir… »
Cette déclaration forte vient rappeler à l’opinion publique le prix de la sécurité nationale. En cette journée de commémoration, l’armée béninoise réaffirme sa loyauté envers la République et sa détermination à protéger l’intégrité du territoire, malgré les secousses et les sacrifices.









