Au terme d’une finale épique et totalement irrationnelle face au Maroc, les Lions de la Teranga ont décroché la deuxième étoile de leur histoire. Dans un stade de Rabat en ébullition, le Sénégal a dompté les Lions de l’Atlas au bout du suspense.
Alors que le verrou marocain semblait inviolable, la lumière est venue de Pape Gueye. Dans un duel de titans, l’ancien Marseillais a fait parler sa puissance pour prendre le meilleur sur Achraf Hakimi, avant de déclencher une frappe foudroyante en pleine lucarne. Un « missile » qui n’a laissé aucune chance à l’impérial Bono et qui a libéré tout un peuple (1-0).
Le tournant psychologique de cette soirée restera sans doute ce moment de dénuement total à la 124e minute. Alors qu’il avait le destin de son pays au bout du pied, Brahim Diaz a tenté l’impensable : une panenka pour le titre. Mais le génie s’est transformé en tragédie. Édouard Mendy, resté de marbre, a capté le cuir sans même frémir, transformant l’audace du Madrilène en un échec cuisant.
Le Maroc, pourtant porté par un Bono auteur d’arrêts stratosphériques, notamment un double sauvetage miraculeux face à Cherif Ndiaye n’aura pas suffi. La fin de rencontre a également été marquée par le craquage de Brahim Diaz, sorti en pleurs durant les prolongations après une altercation virulente avec son sélectionneur, Walid Regragui. Le Sénégal exulte. En terre marocaine, les hommes de la Teranga ont prouvé que leur règne sur le continent était loin d’être terminé.









