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Après les législatives et communales 2026 : le gouvernement propose une formule d’excuses publiques aux acteurs du coup d’État déjoué du 7 décembre dernier

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Au lendemain du double scrutin législatif et communal de 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a porté une analyse sans concession sur les événements du 7 décembre 2025. Pour lui, les résultats des urnes constituent un désaveu cinglant qui oblige les auteurs de la tentative de déstabilisation à demander pardon au peuple.

Invité sur le plateau de l’émission Focus de la télévision nationale, Wilfried Houngbédji a utilisé les chiffres officiels des élections comme une preuve de la déconnexion des assaillants. Selon lui, les résultats démontrent que la majorité silencieuse ne se reconnaissait pas dans l’action violente projetée en décembre dernier « Avec le recul, on peut dire que ceux qui ont pris les armes contre le peuple béninois le 7 décembre devraient se dépêcher de présenter leurs excuses », a-t-il martelé. Il estime que ces acteurs ont agi sur la base d’une analyse erronée, pensant que les critiques portées sur les réseaux sociaux ou dans l’opinion publique représentaient une majorité de la population.

Le porte-parole a souligné l’illusion dans laquelle se trouvaient, selon lui, les auteurs du putsch déjoué. Pour lui, ces derniers se sont laissé abuser par la résonance de certaines plaintes à savoir croire que l’opposition était majoritaire car elle était bruyante. Selon lui un scrutin libre et transparent qui révèle, au contraire, leur caractère « très minoritaire ».

Wilfried Houngbédji a d’ailleurs suggéré une formule de repentance que devraient adopter les responsables de décembre 2025 « Béninoises et Béninois, on s’est trompés, on a été floués. […] On pensait que ceux qui se plaignaient étaient majoritaires, mais les résultats nous montrent qu’ils sont très minoritaires », a-t-il suggéré.

L’intervention a également mis en lumière le danger auquel le Bénin a échappé. Wilfried Houngbédji a expliqué que si une partie de la population était sortie pour soutenir ce mouvement, certains auraient tenté de légitimer l’acte en le qualifiant de « coup d’État populaire ». Or, le scrutin de 2026 vient, selon ses propos, confirmer que cette légitimité n’a jamais existé. En réitérant son appel aux excuses, le porte-parole du gouvernement réaffirme la primauté de la souveraineté populaire, exprimée par le bulletin de vote, sur toute tentative de prise de pouvoir par la force.

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