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« Nous ne construisons plus le sport béninois par le toit », le Coordonnateur du PPDAS Pamphile Mewanou dévoile les coulisses d’une révolution réussie

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Longtemps resté dans l’ombre des sélections nationales, le sport à la base au Bénin connaît une véritable métamorphose. Dans un entretien exclusif accordé à Crystal News, Pamphile Kuassi Mewanou, coordonnateur du Programme de Promotion et de Développement des Activités Sportives (PPDAS), dresse le bilan d’une réforme qui porte déjà ses fruits. Entre l’extension des classes sportives à toutes les communes, l’innovation historique « un enfant, un ballon » et l’explosion du nombre de collèges participants au championnat national scolaire, découvrez comment le gouvernement Talon, sous l’impulsion du ministre Benoît Dato, bâtit désormais l’édifice sportif béninois par ses fondations.

— Bonjour monsieur, présentez-vous.

— Bonjour chers journalistes. Ici c’est Pamphile Quassi Mewanou, le coordonnateur du programme de promotion et de développement des activités sportives au ministère des Sports.

— Monsieur Pamphile Mewanou, vous coordonnez un projet depuis quelques temps. Dites-nous en quoi consiste ce projet. Le PPDAS, Programme de Promotion et de Développement des Activités Sportives, c’est quoi concrètement ? Pourquoi ce programme a-t-il vu le jour ?

— Avant tout, il faut quand même rappeler le contexte. Pendant des années, nos sélections nationales ont enchaîné des échecs dans les compétitions régionales et internationales. C’est de notoriété publique. Un diagnostic a été posé en 2016 à l’arrivée du gouvernement de la République. Face à ces échecs répétés de nos équipes nationales, le gouvernement du président Talon, à son avènement, a réfléchi et a constaté après diagnostic que le Bénin ne disposait d’aucune politique structurée pour détecter et former les jeunes talents sportifs à la base. C’est dans ce dynamisme que le gouvernement, sous l’impulsion du président Talon comme je l’ai dit tantôt, a mis en place le Programme de Promotion et de Développement des Activités Sportives avec pour objectif clair : faire du sport un levier de développement humain, social et économique, tout en rendant le sport béninois plus compétitif et valorisant pour ses acteurs. Cette ambition se traduit par la détection des talents, la structuration des classes sportives et le renforcement de l’encadrement. C’est de ce projet qu’est né les classes sportives. Et il faut dire que les classes sportives constituent essentiellement le cœur de ce programme. C’est un projet qui offre à des élèves sélectionnés la possibilité de bénéficier, en complément de leur parcours scolaire classique, d’un entraînement régulier dans les disciplines telles que le foot, le hand, le basket, l’athlétisme et le volley.

— Monsieur Pamphile, vous avez essayé de dire quelques objectifs. Concrètement, quels sont les objectifs que le gouvernement vise en initiant un tel projet ?

— En initiant un tel projet, il faut reconnaître que le gouvernement vise d’abord à améliorer la qualité du sport béninois. Parce que, comme je l’ai dit, les échecs répétés ne font la fierté de personne. Et quand on est face à un problème, il faut réfléchir pour y apporter les solutions. Et l’initiative des classes sportives constitue une solution. Parce que pendant longtemps, il faut dire qu’au Bénin, nous avons voulu construire notre maison sport par le toit. C’est-à-dire qu’on investissait massivement au niveau des sélections nationales sans penser à la détection et à la formation. Vous devez savoir que nous ne disposons pas de beaucoup de centres de formation comme dans les pays qui nous entourent. Au Nigeria par exemple, au Ghana, nous savons que la formation des jeunes talents est une priorité. Donc pendant longtemps, nous sommes restés à l’écart d’une telle politique qui a fait ses preuves un peu partout. Donc c’est fort de cela que le gouvernement, face à nos échecs répétés, a jugé bon d’aller à la base.

— Aujourd’hui on parle des classes sportives. À mi-parcours, quel bilan on peut faire ?

— Ah oui, les classes sportives aujourd’hui, il faut reconnaître que ça a beaucoup évolué. Et surtout l’arrivée du ministre des Sports, Benoît Dato, a marqué un tournant décisif pour le développement du sport à la base. Parce que dès son arrivée, le ministre Dato a non seulement remodelé le système en place, mais il est passé à l’extension des classes sportives. Au lieu d’une classe par commune, nous sommes passés à deux classes. En un temps record, il y a eu l’implication des enseignants d’EPS, ceci a boosté un peu l’organisation du championnat parce qu’ils se sont sentis un peu plus concernés. Donc beaucoup de choses ont changé en deux ans, je dis bien, avec l’arrivée du ministre Dato.

— Monsieur Mewanou, depuis quelques années on le disait, les classes sportives sont là, beaucoup de jeunes ont pris part à ces classes sportives. Aujourd’hui on voit les résultats, mais est-ce que d’ici quelques années on peut quand même toucher du doigt le travail que vous avez fait ?

— Je ne dirai même pas quelques années parce que les réalités sont déjà là. Nous avons déjà des talents qui émerveillent déjà la nation béninoise. Parce qu’il y a de cela deux ans, nous étions à Avrankou où une jeune footballeuse faisait la pluie et le beau temps dans son équipe. Et aujourd’hui, cette fille, au niveau de l’équipe nationale, fait mal à l’international. Elle impressionne tout le monde. Je veux parler de Gandonou, Robelle Gandonou, que nous avons vue à Avrankou dans ce championnat scolaire édition 2024. Gandonou jouait les U15 en 2024 dans notre championnat et aujourd’hui nous savons ce qu’elle nous produit. Je pense que c’est une fierté de voir que les jeunes que nous formons à travers ces différentes classes sportives trouvent leur chemin au niveau des clubs civils, ce qui rejaillit sur la qualité des équipes que nous avons au niveau national.

— Est-ce que ce n’est pas l’arbre qui cache la forêt aujourd’hui ? Est-ce que c’est pas la seule fille qui est sortie du lot ? On ne voit pas des garçons quand même, au niveau des catégories d’âge au niveau du football, émerger comme elle ?

— Ah non ! Robelle Gandonou n’est qu’un exemple. Il y a un pléthore de joueurs qui ont déjà pris part à ces compétitions que nous organisons, qui ont pris part à ces classes sportives et qui aujourd’hui sont dans les équipes pro du Bénin et qui font beaucoup de choses. Je peux citer par exemple Dossou Hector, un joueur de Comé, qui aujourd’hui a participé au championnat scolaire en 2021 et qui joue aujourd’hui à l’AS Cotonou. Je peux parler de Idissou Issifou, qui a participé au championnat année 2025, qui fait aussi des merveilles. Ils sont nombreux, hein ! Je parlerai par exemple de Maman Kouta Ismat, qui a évolué à Bassila également et qui joue à Cotonou. Au niveau du volley par exemple, Nonvignon Harold, qui joue au niveau de Celtic Volleyball. Ils sont nombreux, on ne pourra pas tous les citer. Il y a Alom David, qui a participé à notre championnat en 2024 et qui joue aujourd’hui à la l’AS TAM. Donc c’est-à-dire que ce championnat produit beaucoup de talents qui émergent au niveau des différents clubs civils. Par exemple, quand nous prenons l’athlétisme, nous pouvons également parler de Ruffi Son, qui il y a de cela quelques temps était dans le championnat scolaire avec nous et aujourd’hui est sur le toit de l’Afrique au niveau du 800 mètres en athlétisme. Donc c’est-à-dire que c’est pas un jeu. La détection et la formation, c’est le seul chemin pour aboutir au haut niveau et le Bénin est en train de récolter déjà les fruits.

— Vous parlez de la détection et des talents. On vous a vus il y a quelques jours mettre sur pied un projet, on va dire un regroupement des meilleurs. Comment en est-on arrivé là ?

— Effectivement. Vous voyez, chaque année nous organisons le championnat scolaire. Et je dois avouer que, même au temps où j’étais encore élève, c’était la suite qu’on devait donner au championnat, c’était la question que tout le monde se posait. Parce que chaque année on joue le championnat, on sélectionne les meilleurs et il n’y a pas de suite. On se retrouve, on refait la même chose et ça continue comme ça. Mais ça n’avait pas de suite. Mais avec l’arrivée du ministre Dato, je ne cesserai de le dire, il s’est dit : mais il faut nécessairement donner une suite à ce championnat que nous organisons. Non seulement il a rehaussé l’image de ce championnat en impliquant fortement l’enseignement secondaire, ce qui a fait que le nombre de collèges qui participent à ce championnat a explosé. En 2024, nous étions à 663 collèges. En 2025, nous sommes passés à 863. Et cette année, nous nous apprêtons à commencer avec 1086 collèges. C’est une progression exponentielle ! Ça veut dire que le championnat scolaire aujourd’hui, c’est un rendez-vous à ne pas rater. Et les établissements ont compris, les privés aussi. Et l’autre chose que je dois souligner : avant l’arrivée du ministre Dato, les privés n’étaient pas impliqués. Mais aujourd’hui, les privés constituent le quart des équipes qui participent au championnat.

— Justement monsieur le coordinateur, bientôt nous aurons sur tout le territoire béninois 1086, vous l’avez évoqué tout à l’heure, collèges publics comme privés qui prendront part au championnat national scolaire en 2026. Ce qui prévoit dans les cinq disciplines environ 5000 participants. Monsieur le coordinateur, comment pensez-vous y arriver ?

— Oui, avant que je ne réponde à ce défi majeur qui nous attend, je n’avais pas fini de parler des sélections départementales. Donc je vous ai dit : au terme du championnat, il faut nécessairement une suite, parce que la formation c’est une continuité. Donc le ministre Dato a impulsé la mise en place des sélections départementales. Ce qui fait que, lorsque nous organisons le championnat scolaire, dès déjà la phase communale, il y a des comités de détection qui sont mis en place. Et quand on passe à la phase départementale, toujours d’autres comités de détection sont mis en place pour nécessairement trier les meilleurs. Donc on ratisse large. Et quand on finit de faire le championnat scolaire… le talent n’est pas qu’à l’école ! Et il faut viser les non-scolaires. Et c’est ce que nous faisons à travers les inter-arrondissements, une compétition qui mettait aux prises les 546 arrondissements du Bénin. Ce qui fait que, quand on prend l’un dans l’autre, aucun talent n’est laissé pour compte. Et quand on finit de faire tout ça, nous mettons ensemble les talents détectés au niveau des inter-arrondissements où les non-scolaires sont impliqués, et les talents détectés au niveau du championnat national scolaire. Nous mettons tout ça ensemble et nous faisons encore le tri. Et c’est de ce tri que naissent les sélections départementales.

— Je disais tout à l’heure qu’environ 1086 collèges publics comme privés prendront part en 2026 au championnat national scolaire. Monsieur le coordinateur, comment comptez-vous y arriver ?

— C’est un véritable challenge ! Ça, il faut l’avouer. C’est plus que la Coupe du Monde que nous organisons en miniature. 1000 collèges qui doivent s’affronter ! Imaginez 1000 CEG avec 1000 équipes de foot qu’il faut mettre en opposition et pouvoir tirer les 12 meilleurs afin d’aboutir à la phase nationale. C’est un travail colossal qui se fait sans tambour ni trompette. 1000 collèges dans cinq disciplines ! Je vous assure, c’est pas une mince affaire. Il faut le vivre pour comprendre. Parce que quand nous lançons la phase communale, dans toutes les communes, il y a au moins deux ou trois centres de regroupement où les compétitions se déroulent. Et il faut surveiller tout ça. Et l’autre chose que je dois souligner, c’est cette innovation du gouvernement de la Rupture : ça ne s’est jamais produit auparavant. C’est l’État qui prend en charge toutes ces équipes. Ces 1086 collèges qui s’engagent, leur déplacement, l’entretien des joueurs, l’entretien des officiels, c’est le gouvernement béninois qui prend en charge. Ce n’était pas comme ça en notre temps. Avant, c’était les établissements qui prenaient en charge les joueurs et on savait toutes les difficultés qu’on avait, où les directeurs souhaitaient même que leur équipe soit éliminée. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. C’est le gouvernement béninois qui prend en charge tout ce qui est logistique en ce qui concerne le championnat scolaire. Je pense que c’est un investissement immense et cela témoigne de la grande considération que le gouvernement béninois a pour la chose sportive.

— Comment le ministère des Sports et le ministère de l’Enseignement secondaire organisent-ils ces retrouvailles en ce qui concerne le championnat scolaire ?

— Dès son arrivée, il faut dire que le ministre Dato a mis un accent particulier sur la parfaite collaboration entre les ministères impliqués dans ce championnat. Donc dès son arrivée, il a convoqué une séance avec le ministère des Enseignements secondaires. Je m’en souviens bien, le ministre Chabi Kouaro était descendu au ministère sur invitation du ministre des Sports avec ses cadres techniques. Et nous avons eu une séance d’un niveau exceptionnel parce que la franchise était au rendez-vous. Nos collègues de l’enseignement secondaire ont exprimé tout ce qu’ils avaient comme regrets, et le ministre leur a promis que tout ce qu’ils ont eu comme constats défavorables à la bonne collaboration sera corrigé. Ce qui a été automatiquement fait et nous nous sommes mis ensemble. Nous ne faisons rien sans l’enseignement secondaire. C’est notre partenaire privilégié. Et la synergie d’action entre ces deux ministères maintenant est chose acquise. Nous travaillons de concert parce que nous savons que les élèves sont de leur côté et nous devons agir sur les élèves. Et nous ne devons pas le faire en rangs dispersés. Pour le bonheur des apprenants, nous travaillons en synergie d’action. Et non seulement nous travaillons en synergie d’action avec le ministère des Enseignements secondaires, nous travaillons également avec les fédérations sportives parce qu’elles sont aussi concernées par ce que nous faisons, puisqu’elles sont bénéficiaires des produits de nos efforts. Donc c’est en parfaite synergie que nous organisons ces compétitions.

— Aujourd’hui on a cinq disciplines sportives : le basket, le handball, le volleyball, l’athlétisme et le football naturellement. Est-ce qu’on peut dire que ce sont seulement ces cinq disciplines là qui seront davantage priorisées ? On n’a pas vu les arts martiaux.

— Oui. Avant l’arrivée du ministre Dato, comme je le disais, il n’y avait pas le volleyball. C’est le ministre Dato qui a demandé que le volley soit rapidement ajouté. Et nous avons créé 24 nouvelles classes de volleyball. On a fait une formation pour ceux qui doivent prendre en charge ces classes. Les arts martiaux… bon, il faut aussi tenir compte de la spécificité de chaque discipline. Au début de ce programme, il y avait les arts martiaux. Mais vous savez, le karaté ne se fait pas partout. Ce qui a fait que ça n’a pas prospéré et nous n’avons pas des dojos un peu partout. Mais cela ne veut pas dire que c’est exclu. Il faut prendre les disciplines par ordre de priorité. Il y a des disciplines qui sont plus pratiquées que d’autres. Mais ce qui est sûr, la porte n’est pas fermée. Nous sommes passés de quatre à cinq, pourquoi pas à six dès que les conditions au niveau des infrastructures vont le permettre. Parce qu’il faut… la bonne volonté est là, mais il faut l’existence aussi du cadre adéquat pour la pratique de la discipline, et les risques qu’on court également. Parce qu’il faut aussi limiter. Dans le choix des disciplines, il faut tenir compte aussi de la dangerosité pour ne pas créer trop de dommages aux enfants. Mais ce n’est pas pour dire que les arts martiaux sont exclus. Ils étaient au programme au début. Donc c’est compte tenu de certaines difficultés qu’on a mis un terme momentanément pour passer au volley. D’autres disciplines vont suivre parce que l’ambition, elle est grande. Et aujourd’hui vous allez voir, on parle de synergie éducative, qui est également une innovation apportée par le ministre Dato, où on a voulu aller encore un peu plus tôt à la base pour donner une bonne base de coordination ou une bonne base de motricité à nos enfants afin que, une fois au collège, ces enfants puissent mieux répondre au niveau des classes sportives. Donc quand on parle de synergie éducative qui est aussi une composante de ce que nous faisons, c’est ramener le sport au primaire. Et nous devons travailler avec les moins de huit ans, déjà commencer par les modeler avant que ceux-ci n’aboutissent au secondaire où ils pourront intégrer facilement les classes sportives.

— Ceux qui encadrent les enfants au sein des classes sportives, comment sont-ils recrutés ?

— Oui. Je vous parlais tantôt des encadrants. Nous les appelons les encadrants sportifs. Et il y en avait… avant l’arrivée des enseignants d’EPS, on a aujourd’hui 673 encadrants sportifs et 674 enseignants d’EPS. Voilà un peu les statistiques. C’est des gens qualifiés. Les encadrants qui étaient là au départ du programme n’avaient pas tous des diplômes fédéraux, et le ministère a pris l’initiative de les former. Donc depuis deux ans déjà, on organise régulièrement des formations au profit de ces encadrants. Il faut dire que depuis le début du programme ils bénéficiaient de formation, mais nous, depuis l’arrivée du ministre Dato, nous sommes passés à une autre dimension. C’est de leur offrir des diplômes au niveau des différentes fédérations pour leur permettre de suivre la progression fixée afin d’être dans le futur de grands entraîneurs béninois. Nous avons déjà formé dans presque toutes les disciplines. Au foot, au basket… On continue chaque année, on forme une vague pour permettre quand même à nos encadrants d’être à même de faire correctement le travail que nous leur demandons. Et je pense que c’est un plus. Avec ces diplômes, ils peuvent se faire valoir hors du système des classes.

— Monsieur Pamphile, avant de terminer notre entretien, dites-nous quelles sont les innovations apportées par le nouveau ministre Dato.

— Merci beaucoup monsieur le journaliste. Là vous me posez une question qui m’intéresse. Parce qu’effectivement, depuis l’arrivée du ministre Dato, il a su redynamiser le projet des classes sportives. Je ne parlerai pas de révolution, mais l’arrivée du ministre Dato a marqué un tournant décisif pour le développement du sport à la base au Bénin. En deux ans seulement, les classes sportives et le championnat scolaire ont connu une transformation profonde saluée aussi bien par les acteurs éducatifs que par les collectivités locales, sans oublier les différentes fédérations. Parce qu’il faut reconnaître que l’une des réformes majeures est l’extension des classes sportives à son arrivée. Parce que nous sommes passés d’une classe sportive dans la plupart des communes à au moins deux classes sportives. Et les communes à statut particulier en ont plus. Le championnat scolaire aussi a été révolutionné, je dirais, par l’arrivée du ministre Dato. Ce championnat a connu une véritable métamorphose. Longtemps limité dans sa portée, il s’est ouvert à tous les CEG et à toutes les disciplines sportives, et désormais aux collèges privés comme je l’avais mentionné. Le dispositif attire aujourd’hui plus d’élèves et ça il faut le reconnaître. Ça révèle la richesse et la diversité du potentiel sportif béninois. Et l’autre aspect qu’il faut mentionner, c’est l’arrivée du matériel sportif. Parce que de 2016 jusqu’à 2024, je dirais, on avait ce problème-là au niveau des classes sportives où le matériel sportif n’existait pas. On n’avait pas les ballons, on n’avait pas… Mais depuis décembre passé, comme je le disais, ça fait partie des innovations majeures du ministre Benoît Dato : le Bénin s’est doté massivement de matériel sportif, notamment les ballons. Vous auriez pu le constater au niveau de nos sélections départementales qui regroupent 2300 élèves. Nous pouvons dire, au niveau des sports collectifs : chaque enfant avec son ballon ! Et je pense que c’est une innovation majeure. C’est du jamais vu au Bénin. Et aujourd’hui on peut se taper la poitrine et dire que le Bénin l’a réalisé. Parce que pendant longtemps nous avons souffert du manque de matériel. Mais aujourd’hui, au niveau de nos 2352 enfants qui sont regroupés au niveau des sélections départementales, on peut leur dire aujourd’hui : ils ont chacun un ballon de la discipline de leur choix. Oui, les footballeurs chacun un ballon, les basketteurs ainsi de suite. Donc c’est une innovation majeure. Et à la fin de ce regroupement, ils sont repartis avec les ballons ! Vous voyez ? Pour que chacun puisse continuer à s’entraîner. Ça c’est encore une exigence du ministre des Sports : il a demandé à ce que chaque enfant rentre avec son ballon pour continuer à s’exercer le temps de revenir au prochain regroupement. Et tous les enfants sont habillés à chaque regroupement. Ils sont équipés, ils ont les maillots, les chaussures qu’il faut. Donc sincèrement, le Bénin est en train de faire fort en ce qui concerne la détection et la formation des talents. Et c’est le moment quand même de saluer le gouvernement béninois, avec à sa tête le président Patrice Talon, pour ce grand amour qu’il a pour le sport béninois. Ce qui fait aujourd’hui la fierté de notre pays. Vous avez vu les équipes féminines sont en train de faire de bonnes prestations. Tout ça fait que le monde sportif béninois est envié par les pays voisins.

— Monsieur, en fait, comment le suivi se fait-il au niveau de ces enfants quand on sait qu’après les classes sportives, après les regroupements, les enfants rentrent chez eux ?

— Et oui. Vous savez, les classes sportives sont dans toutes les communes. Donc c’est des enfants qui bénéficient d’un encadrement régulier au niveau des encadrants. Et ces encadrants sont aujourd’hui supervisés par des conseils techniques régionaux (CTR). Donc ça veut dire que le système est assez huilé. Les CTR apportent un plus aux encadrants et supervisent pour voir la qualité du travail qui se fait. Ces encadrants sont supervisés d’abord par les chefs d’établissement là où ils interviennent. Les directeurs départementaux des Sports sont également conviés à cette tâche de supervision des classes sportives. Ce qui fait qu’ils sont très, très surveillés, et aujourd’hui ça se traduit par les bons résultats que nous avons.

— Monsieur Pamphile Mewanou, merci.

— Merci monsieur le journaliste. Merci beaucoup.

Transcription : Le Grand Mono

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