Le passage au mois de mai 2026 marque un tournant pour les consommateurs Béninois. Sous la pression d’un marché international instable, le ministère de l’Industrie et du Commerce a validé une nouvelle structure des prix des produits pétroliers. Pour mieux comprendre l’impact de cette décision, nous avons comparé les tarifs du 2 avril 2026 à ceux qui entrent en vigueur ce 1er mai.
L’augmentation est nette sur l’ensemble des produits liquides. La hausse la plus modérée concerne les automobilistes et motocyclistes, tandis que le secteur du transport de marchandises et de personnes est plus durement touché.
Essence : Le litre passe de 695 FCFA en avril à 725 FCFA en mai, soit une augmentation de 30 FCFA.
Gasoil : Le litre bondit de 720 FCFA à 750 FCFA, affichant également une hausse de 30 FCFA.
Pétrole : C’est le produit qui enregistre la plus forte envolée avec un passage de 929 FCFA à 1 040 FCFA, soit une augmentation vertigineuse de 111 FCFA par litre.
Le gaz domestique, essentiel pour la cuisson, n’échappe pas à la règle, bien que le gouvernement semble avoir tenté de stabiliser certains formats populaires.
Format 12,5 kg : La bouteille standard, qui coûtait environ 9 938 FCFA en avril, est désormais fixée à un prix rond de 10 000 FCFA. Une hausse légère de 62 FCFA qui vise probablement à simplifier les transactions tout en suivant la tendance du marché.
Format 6 kg : Bonne nouvelle pour les utilisateurs de ce format, le prix reste inchangé à 4 500 FCFA, offrant un répit relatif aux ménages les plus modestes.
Prix au kilogramme : Pour les gros conditionnements (supérieurs à 12,5 kg), le tarif passe de 795 FCFA/kg à 800 FCFA/kg.
Cette révision n’est pas un choix isolé du gouvernement béninois, mais la conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La guerre dans cette région stratégique a provoqué une hausse des cours mondiaux dès la fin du premier trimestre 2026. En ajustant ses tarifs, l Etat béninois cherche à garantir la continuité de l’approvisionnement du territoire, évitant ainsi des pénuries qui seraient bien plus dommageables pour l économie nationale.
Pour le secteur industriel, des mesures d’accompagnement restent en place avec un gasoil fixé à 680 FCFA/L et le gaz à 697 FCFA/kg, afin de limiter l’impact de cette inflation énergétique sur les coûts de production des entreprises locales.









