En présentant son projet de société ce samedi 21 mars 2026 à Cotonou, le candidat Romuald Wadagni a abordé de front le dossier délicat des libertés individuelles. Entre continuité des acquis et volonté d’apaisement, le candidat de la mouvance dessine une gouvernance qui se veut plus à l’écoute des critiques.
Conscient des attentes de l’opinion publique et des griefs souvent portés par l’opposition, Romuald Wadagni a tenu à rassurer sur son attachement aux principes démocratiques. Sans citer nommément les dossiers polémiques des exilés ou des détenus politiques, il a placé son futur mandat sous le signe du respect institutionnel « Je voudrais vous dire tout mon engagement à être garant des libertés individuelles, à respecter nos institutions, à respecter nos traditions, à respecter la démocratie », a-t-il affirmé avec force devant un auditoire attentif.
L’un des points marquants de son intervention réside dans sa lecture lucide de la décennie écoulée. Tout en assumant l’héritage de Patrice Talon, le candidat propose une phase de maturité politique basée sur deux piliers à savoir, consolider les réformes structurelles menées depuis dix ans pour en garantir la pérennité. Romuald Wadagni a admis, avec une humilité remarquée, que tout n’a pas été parfait. « Ce que nous avons mal fait, ensemble, dans le dialogue, nous allons rectifier ce qu’il y a à rectifier », a-t-il promis.
Pour le candidat, la consolidation de la démocratie béninoise ne doit pas se faire au détriment de l’identité nationale. Sa vision repose sur un équilibre subtil entre la modernisation politique et le respect des valeurs traditionnelles. En adoptant cette posture pragmatique, Romuald Wadagni envoie un signal d’ouverture aux électeurs préoccupés par le climat social, suggérant que l’ère de la « reconstruction rigoureuse » pourrait laisser place à une ère de « concertation nationale ».









