Après l’étape de Kouandé, la caravane du duo Wadagni-Talata a marqué un arrêt majeur à Tanguiéta ce dimanche 29 mars. Face à une mobilisation impressionnante, le candidat Romuald Wadagni a consacré une partie importante de son discours aux Aspirants au Métier d’Enseignant (AME). Entre rappel des réformes sociales et promesse de retraite garantie, le candidat a tracé la voie vers une sortie définitive de la précarité pour les soldats de l’école béninoise.
Interpellé par des pancartes réclamant le reversement systématique, Romuald Wadagni a choisi de parler avec franchise et empathie à ses « amis AME ». « Je veux vous en parler, c’est à vous que je pense », a-t-il lancé d’entrée, avant d’exhorter les enseignants à ne pas céder aux sirènes de la manipulation politique, mais à regarder le chemin parcouru.
Le candidat a rappelé d’où vient le système éducatif béninois. Il y a quelques années, les enseignants étaient des vacataires payés « au lance-pierre », sans aucune protection sociale. Évoquant avec émotion le drame d’une enseignante décédée en classe à Ouidah faute de congé maternité, il a rappelé l’urgence qui avait conduit le gouvernement à agir. Passage de 10 000 à plus de 33 000 enseignants déployés, rémunération étendue à 12 mois sur 12, mise en place de l’assurance maladie et du congé maternité « Ce sont des progrès réels », a souligné le candidat, tout en reconnaissant que l’ambition doit aller encore plus loin.
Le point d’orgue de son intervention a été la question du statut et du futur des AME. Pour Romuald Wadagni, la dignité de l’enseignant est non négociable. Il a pris l’engagement solennel que le statut d’aspirant n’était qu’une étape vers la sécurité totale « Chers AME, je peux vous garantir une chose : vous aurez droit à votre retraite. […] On fera en sorte que l’enseignant soit quelqu’un de respecté dans la cité, quelqu’un qui n’a pas à calculer pour manger ou pour finir le mois. »
Pour le candidat de la mouvance, l’augmentation des ressources de l’État doit servir en priorité à « l’investissement dans l’humain ». En promettant une intégration progressive et sécurisée, il affiche une vision claire : faire de l’enseignant un acteur noble, épanoui et respecté, pilier indispensable de la deuxième phase du développement du Bénin. C’est sur ce message d’espoir et de reconnaissance que Romuald Wadagni a conclu cette étape, laissant derrière lui des enseignants rassurés sur la prise en compte de leurs aspirations profondes.









