Interrogé sur l’interpellation du militant panafricaniste Kemi Seba, le Porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, n’a pas mâché ses mots. Entre ironie et rigueur judiciaire, le Bénin affiche clairement son intention de voir l’intéressé répondre de ses actes devant les tribunaux nationaux.
Longtemps resté silencieux face aux sorties médiatiques virulentes de Kemi Seba, le gouvernement béninois sort enfin de sa réserve. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, les ennuis judiciaires actuels de l’activiste sont perçus comme un retour de bâton du destin. C’est par cette formule imagée que le Porte-parole a introduit sa réaction. Sans entrer dans les détails des procédures internationales en cours, il a souligné que la justice béninoise, via le procureur spécial, est déjà à l’œuvre. Le but est d’obtenir l’extradition de Kemi Seba vers le territoire national.
Le grief du gouvernement ne porte pas sur des attaques personnelles, mais sur des atteintes à l’image et à la sécurité de la nation. Selon le Porte-parole, les déclarations répétées de l’activiste ne sont que des « affabulations » graves qui menacent la stabilité du pays « nous avons tous toujours été témoins de ses déclarations, de ses affabulations, les unes aussi graves que les autres, s’agissant du pays, de sa sécurité, de sa stabilité », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji.
Le gouvernement espère que les procédures aboutiront rapidement pour que Kemi Seba puisse enfin confronter ses allégations aux faits, devant les magistrats béninois. L’exécutif y voit l’occasion pour l’intéressé de « faire la preuve » de ses accusations contre le Bénin. Loin d’un simple fait divers, cette affaire prend désormais la tournure d’un dossier de souveraineté nationale où Cotonou entend bien faire respecter son autorité.









