Le couperet est tombé à Stamford Bridge. Par un communiqué laconique, Chelsea a officialisé le licenciement de son entraîneur Liam Rosenior. Arrivé en sauveur début janvier pour remplacer Enzo Maresca, le technicien britannique quitte Londres par la petite porte, laissant derrière lui un club en crise profonde.
Le passage de Rosenior restera gravé dans les annales des Blues, mais pour les mauvaises raisons. Sous ses ordres, Chelsea a touché le fond en établissant un triste record : une stérilité offensive inédite depuis 114 ans. Pour la première fois depuis plus d’un siècle, l’équipe a enchaîné cinq matchs de Premier League sans inscrire le moindre but.
Privé de victoire en championnat depuis le 4 mars dernier, le club londonien pointe désormais à une décevante septième place. Avec 48 points au compteur, les Londoniens voient s’éloigner le wagon de la Ligue des Champions, accusant un retard de sept unités sur Liverpool (5e). La claque reçue face à Brighton (3-0) aura été le revers de trop pour la direction. Malgré un contrat pharaonique courant jusqu’en 2032, les dirigeants ont choisi la rupture brutale. Une décision qui pèse lourd financièrement. Selon les médias britanniques, l’indemnité de licenciement s’élèverait à environ 28 millions d’euros.
Pour tenter de sauver ce qui peut l’être, c’est Callum McFarlane qui assurera l’intérim. Son baptême du feu est prévu dès ce dimanche avec un défi immense : une demi-finale de FA Cup contre Leeds United. Alors que la saison touche à sa fin, Chelsea semble avoir fait une croix sur l’élite européenne et devra sans doute se contenter, au mieux, d’une qualification en Ligue Europa Conférence.









