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Polémique autour de la délocalisation de la cérémonie d’investiture du nouveau président : le gouvernement recadre le débat et rassure les populations

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Face à la presse ce mercredi 20 mai 2026 à Cotonou, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu à clore définitivement la polémique autour de la délocalisation de la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République vers la capitale économique.

Abordant les raisons de ce choix, le secrétaire général adjoint du gouvernement a expliqué que les travaux de rénovation du stade Charles-de-Gaulle de Porto-Novo, bien  « que ralentis par les études techniques préliminaires, ont bel et bien démarré. Face à ce cas de force majeure, la discipline républicaine imposait de ne pas convier des milliers d’invités sur un site en chantier, justifiant ainsi le repli sur l’esplanade rénovée du Palais des Congrès de Cotonou », a-t-il indiqué.

Pour Wilfried Léandre Houngbédji, la sacralité du serment présidentiel ne dépend pas d’une position géographique. Il a fermement balayé les doutes d’une partie de l’opinion concernant une éventuelle perte de valeur, notamment sur le plan symbolique ou mystique, en rappelant une règle fondamentale.

Il a martelé avec insistance que « la République est partout chez elle, partout, que ce soit à Porto-Novo, à Cotonou, on aurait pu dire à Parakou ou à Natitingou, la République elle est partout chez elle ». Pour appuyer son argumentation et rassurer les plus sceptiques, le porte-parole a utilisé une métaphore religieuse très parlante. Il a rappelé que lorsqu’un « bon musulman s’en va prier, et qu’il ne va pas à la mosquée, mais qu’il a son tapis, il peut le poser n’importe où, il le consacre et sa prière est acceptée ».

Selon lui, cette logique s’applique parfaitement à l’État : le fait que la cérémonie se tienne à Cotonou n’enlève rien à sa portée, et où qu’elle se serait tenue, «elle aurait eu la même charge». Tout en exprimant ses regrets pour les habitants de la capitale administrative qui ne vivront pas l’événement cette année, il a conclu sur une note d’optimisme en affirmant que ce n’est que partie remise pour dans sept ans.

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