12 milliards FCFA, c’est le microcrédit que le gouvernement du Président Patrice Talon accorde par an depuis 2016 aux populations les plus vulnérables. Le point a été fait par le Ministre des affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé, jeudi 28 novembre 2024 sur la chaîne nationale.
En effet, le microcrédit est un programme mis en place par le gouvernement pour faciliter l’accès au financement des populations les plus vulnérables. Si la gestion de ce microcrédit laissait à désirer, ce n’est plus le cas depuis l’avènement du régime de la Rupture « Avant 2016, le microcrédit était distribué main à main à travers des intermédiaires. Ce qui occasionnait de nombreux détournements. Les audits réalisés ont montré que les décaissements effectués avant 2016 ne parvenaient pas toujours aux bénéficiaires. En plus, les géants meetings organisés pour promouvoir le produit dans le temps donnaient un caractère politique au Microcrédit aux Plus Pauvres et ne permettaient pas l’atteinte des objectifs », a confié Véronique Tognifodé qui ajoute « Les bénéficiaires devraient également effectuer plusieurs déplacements (parfois très coûteux) dans le processus avant l’octroi du crédit, et une partie du crédit partait dans les uniformes à coudre pour les cérémonies et autres messes de remerciements. Les ressources dédiées aux microcrédits étaient perdues, cette banque des pauvres était donc morte en 2016. Plus de 80 milliards. Et si ça continuait ainsi, le microcrédit n’avait plus d’avenir au Bénin », a laissé entendre la ministre des affaires sociales et de la microfinance.
Un tableau sombre qui finalement, ne permet pas aux populations de jouir pleinement du programme. L’introduction de la digitalisation a conduit à la suppression des intermédiaires et d’assurer une transparence totale. Depuis lors, les fonds sont directement envoyés sur les téléphones des bénéficiaires via des comptes Mobile Money. Ainsi, près de 600.000 microcrédits ont été déjà octroyés dont 500 000 en faveur des femmes entre 2016 et 2019 dans les soixante-dix-sept (77) communes du Bénin.
Les montants des crédits ont été revus à la hausse, passant de 30 000 FCFA à 100 000 FCFA. Le taux d’intérêt a été réduit à 4% sur six mois, contre 5% auparavant. Les frais de dossier sont passés de 1 000 FCFA à seulement 400 FCFA. À en croire le ministre des affaires sociales et de la microfinance, 12 milliards de FCFA de microcrédits sont octroyés par an, contre 8,1 milliards avant 2016. Des réformes et prouesses qui ont permis au Bénin de se hisser au 1er rang de l’UEMOA en matière d’inclusion financière. Par ailleurs, l’autorité ministérielle a fait savoir que le programme Microcrédit Alafia permet d’établir des cartes d’identité professionnelles (CIP) ; d’offrir des formations en éducation financière et digitale pour autonomiser les bénéficiaires.









