La Confédération Africaine des Sports Boules (CASB) a remporté une importante victoire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), mettant fin à plus d’un an de bataille judiciaire avec la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal (FIPJP). Face aux médias ce vendredi 12 juin 2026 à Cotonou, les responsables de l’organisation ont annoncé que le TAS a annulé les décisions par lesquelles la FIPJP avait retiré à la CASB sa reconnaissance en tant que confédération continentale des sports boules en Afrique.
Cette décision rétablit l’institution dans l’ensemble de ses droits et constitue un succès majeur pour son président, Ibrahima Idrissou. À l’origine du conflit, la décision de la FIPJP de reconnaître une nouvelle structure continentale et d’écarter la CASB, une démarche que les dirigeants africains ont toujours considérée comme contraire aux textes en vigueur. En revenant sur cette crise, le président de la CASB a rappelé que l’institution venait de traverser « une période particulièrement agitée et difficile à la suite de la décision par vidéo conférence du Comité Exécutif de la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal (FIPJP) de lui retirer sa reconnaissance ». Il a fustigé « cette décision injuste et illégale » qui, selon lui, « a profondément affecté le fonctionnement normal de notre confédération, créé des incertitudes auprès des fédérations nationales et porté atteinte à plus de vingt années d’efforts et d’abnégations consacrés à la structuration et au rayonnement des sports boules africains ».
Saisie en mai 2025, la juridiction sportive internationale a finalement donné raison à la CASB. Le TAS a non seulement rétabli la confédération dans l’intégralité de ses prérogatives, mais a également rejeté la reconnaissance de la structure concurrente créée dans le contexte de la crise. Pour Ibrahima Idrissou, cette sentence, notifiée le 21 mai 2026 et « qui est sans appel, constitue une victoire juridique majeure pour la CASB et, au-delà, pour l’ensemble du mouvement bouliste africain ».
Pour les responsables de la CASB, cette décision constitue une victoire du droit sur l’arbitraire. Au cours de la conférence de presse, l’avocat Brice Oussou a souligné les nombreuses irrégularités relevées dans la procédure engagée par la FIPJP, notamment l’absence de base légale pour certaines décisions contestées et le non-respect des règles élémentaires de procédure.
La sentence prévoit également la prise en charge de la majeure partie des frais d’arbitrage par la FIPJP ainsi que le versement d’une indemnité à la CASB. Une décision qui renforce davantage la position défendue par l’organisation africaine tout au long de cette affaire, le président ayant confirmé que la sentence est bien « assortie de l’obligation faite à la FIPJP de rembourser à la CASB les frais onéreux liés à la procédure arbitrale ». Désormais, se réjouit-il, « la CASB retrouve dès lors, la plénitude de sa place et de ses attributions institutionnelles ainsi, les fédérations dissidentes nationales se rallieront selon leur tempérament, comme elles savent le faire depuis 2005 ».
Visiblement satisfait de l’issue du dossier, Ibrahima Idrissou a salué une décision qui réhabilite la CASB après plusieurs mois d’incertitude. Le président de l’institution a toutefois appelé à l’apaisement et au rassemblement, invitant l’ensemble des acteurs des sports boules africains à tourner la page des divisions pour se consacrer au développement de la discipline sur le continent. Il a fermement martelé ses nouvelles orientations : « Aujourd’hui, notre priorité n’est pas de prolonger une controverse juridico-politique et sportive. Notre priorité est de rassembler en apaisant les cœurs à travers une offensive diplomatique de grande envergure. Notre priorité est de consolider l’unité des fédérations africaines de sports boules. »
Avec ce verdict du TAS, Ibrahima Idrissou signe l’une des plus importantes victoires institutionnelles de l’histoire récente des sports boules africains. Un succès qui réaffirme la légitimité de la CASB et redonne à l’organisation continentale toute sa place dans la gouvernance mondiale de la discipline, le président concluant que la confédération continuera à travailler « dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de respect des institutions sportives internationales ».










