Le verdict de la haute juridiction, tombé lundi 19 janvier dernier, scelle la configuration de l’hémicycle pour les sept prochaines années. Si le paysage politique se bipolarise autour des plus grands partis politiques de la mouvance, la dynamique de l’inclusion féminine marque, elle, un coup d’arrêt inattendu.
En effet, l’un des faits marquants de cette proclamation est la légère érosion de la présence des femmes. Avec 28 élues sur un total de 109, la gent féminine occupe désormais 25,69 % des travées. Ce résultat accuse une régression de 0,92 % par rapport à l’exercice précédent qui comptait 29 femmes. Cette baisse statistique, bien que minime, trahit une certaine inertie dans la féminisation de la haute instance législative du pays.
Si l’arsenal juridique notamment l’article 144 du Code électoral garantit un plancher de 24 sièges dédiés aux femmes, le volontarisme politique des partis semble s’être essoufflé. Pour preuve, le Bloc Républicain a fait figure de bon élève en proposant 12 candidates en sus du quota, plaçant 4 d’entre elles en tête de liste. L’UP le Renouveau s’est montré plus hésitant, avec une seule femme positionnée en titulaire hors réserve légale.
Cette stratégie démontre que sans l’obligation du quota, les instances dirigeantes des partis hésitent encore à confier les rênes de la compétition aux femmes. L’élimination des formations comme Les Démocrates, la FCBE ou Moele-Bénin a neutralisé toutes les candidatures féminines portées par ces listes. Ce monopole des deux grands partis a ainsi mécaniquement limité les chances de voir le nombre de femmes s’envoler au-delà du strict minimum imposé par la loi. En somme, cette 10e législature révèle que si le droit protège la présence des femmes, il ne garantit pas leur progression. Le défi de la parité réelle reste entier et appelle à une évolution des mentalités au sein même des états-majors politiques.









